21-28 mars 2004
Intégralité de la rubrique
placée en page d’accueil du site
du 1er janvier au 31 mars 2004
Historique |
Le département
de l’Allier couvre 7.340 km² de superficie et une population de 344.721
habitants répartis en 320 communes (de 41.362 habitants à Montluçon à 46 âmes à
Veauce). Son budget de 317 millions d’euros (pour
2004, avec un effectif de 1.200 personnes) est géré par un Conseil général de
35 membres (dont dix vice-présidents) élus aux « cantonales ».
Une brochure de 2003 du Conseil général de l’Allier rappelle justement
que : « Le conseiller général défend l’intérêt du canton, tout en
étant garant de l’intérêt général du département. »
Historique du canton Vichy Sud
Le canton est une subdivision du département dont la
création remonte à 1790 (loi du 22 décembre 1789), à la fin des six premiers
mois de
Le canton de Vichy n’a été créé qu’en 1892. Jusqu’à cette date, la
ville de Vichy faisait partie du canton de Cusset (rappelons que la population
de Vichy n’a égalée celle de Cusset qu’en 1876, avec 6.428 habitants). Le
premier conseiller général du canton de Vichy fut Georges Durin
(1843-1933). Maire de Vichy depuis près de treize ans (élu le 22 juin 1879 à
l’âge de 35 ans, le plus jeune maire élu à Vichy), il démissionne de son poste
le 15 mai 1892 pour se présenter le 31 juillet à cette « première
cantonale » face à Louis Lasteyras (futur autre
grand maire de Vichy). Élu en 1892, Georges Durin ne
se représenta pas en 1998.
Dans le passé, le nombre de personnalités, élues
conseillers généraux de Vichy, a été réduit du fait des multiples réélections
des titulaires : Eugène Baratier (oncle maternel de Valery Larbaud) de
1910 à 1928, le maire de Vichy PV Léger de 1928 à 1949, l’ancien député Lucien
Lamoureux de 1950 à 1961, le maire de Vichy Pierre Coulon de juin 1961 à son
décès le 6 août 1967, et enfin Georges Frélastre en poste depuis sa première
élection le dimanche 24 septembre 1967 (au premier tour avec 69,23 % des
suffrages exprimés), face à Mme le docteur Janine Neboit-Mombet,
Parti Communiste. C’était la seule autre candidate : il y a neuf candidats
aujourd’hui, en mars 2004, sur ce canton de Vichy Sud !
Georges Frélastre va achever fin mars 2003 un mandat continu
de 36 ans et demi.
Né le 11 avril 1924, diplômé de Sciences-Po Paris,
il a d’abord dirigé, avec sa sœur Hélène, la source Coursolle
de Cusset. En 1960, il est nommé professeur d’économie à l’Université de
Clermont, se spécialisant en économie rurale et effectuant, à ce titre, de
nombreuses missions dans le monde entier. Entré en politique à Cusset en 1954
comme maire-adjoint d’André Rabineau,
il est élu conseiller municipal de Vichy en 1959 sur la liste de Pierre Coulon.
Le 1er octobre 1967, il le remplace comme conseiller général de
Vichy (il n’y a encore qu’un seul canton). Il est brillamment réélu à cinq
reprises conseiller général: de Vichy-Sud : 1973
(création du canton supplémentaire de Vichy Nord), 1979, 1985, 1992 et enfin
1998. Au premier tour, le 15 mars 1998, où l’on note 47 % d’abstentions et de
bulletins nuls, les 2/3 des suffrages exprimés se portent sur les candidats de
droite. Le 22 mars 1998, au second tour, Georges
Frélastre l’emporte,
avec 57,36 % des voix, sur le jeune socialiste (alors 36 ans) André Leca qui
n’avait devancé le candidat Front national alors uni (Jacques Mayadoux) que de deux voix (786 à 784) au premier
tour :
1998 (1er
tour : 15 mars) |
Voix |
% |
2e tour : 22 mars |
|
Georges
Frélastre élu |
1 181 |
26,23 % |
2 131 |
57,36 % |
André
Leca (PS) |
786 |
17,46 % |
1584 |
42,64 % |
Jacques
Mayadoux (FN) |
784 |
17,41 % |
|
|
Michel
Marien (PRG) |
654 |
14,53 % |
|
|
Michelle
London (DVD) |
550 |
12,22 % |
|
|
Thierry Wirth (DVD) |
327 |
7,26 % |
|
|
Alexandre
Bénazdia (SE) |
220 |
4,89 % |
|
|
EXPRIMÉS |
4 502 (8 527 inscrits) |
3 715 |
44 % |
Georges Frélastre (« Jojo » pour les
intimes) est auteur de multiples livres à succès : Les Complexes de Vichy (1975), Le Chien vert de
Paris (1989), Hommes et femmes célèbres de l’Allier (1995), Horizons
variés d’un Sourcier de Vichy (2000) et Un Vichyssois sous Vichy
(édité fin 2002, prix Ciela). De 1989 à 1995, il est
adjoint à la culture du maire de Vichy Claude Malhuret, dont il reste
conseiller municipal de 1995 à mars 2001. Il contribue fortement à la
conception et à la réalisation du Pôle universitaire Lardy, ouvert en
septembre 2001. Éminemment sympathique, ce passionné de sports (rugby, tennis
et basket) et orateur de grand talent laissera une forte empreinte dans la
ville.
Georges Frélastre a décidé de ne pas se représenter
en mars 2004 sur le canton de « Vichy Sud ». En effet, depuis
1973, Vichy a obtenu la création d’un second poste de conseiller général. La
ville de Vichy a été coupée en deux cantons. Georges Frélastre, dernier titulaire
du canton unique (de Durin à Coulon), reçoit le
secteur dit « Sud ». Ce secteur, purement vichyssois aujourd’hui
(jusqu’en 1985, Vichy Sud comprenait les communes d’Abrest,
de Saint-Yorre et du Vernet), se trouve, pour schématiser, au sud du tracé
« Boulevard Denière-rue d’Alsace (jusqu’au
marché couvert)-rue de Paris-rue Lucas-rue
du Parc-boulevard de Russie-Parc
d’Allier », en direction de Thiers. Le nouveau canton de Vichy Nord
revient, à sa première « cantonale » du 30 septembre 1973, à Jacques
Lacarin, maire de Vichy depuis le 15 septembre 1967. Le docteur Lacarin restera
conseiller général de Vichy Nord jusqu’à l’élection, le 27 mars 1994, de
Gabriel Maquin. Premier adjoint de Claude Malhuret depuis 1989, Gabriel Maquin
est réélu le 18 mars 2001 avec 61 % des voix, face à Marie-Thérèse Vassilieff.
Modalités de l’élection cantonale
Le canton sert de circonscription pour l’élection au
Conseil général, organe législatif du département (l’exécutif étant assuré depuis
1982 par le président du Conseil général, et non par le préfet). Les
conseillers généraux sont élus depuis 1871 pour six ans (même durée que
pour les conseils municipaux et régionaux). Mais, le renouvellement est triennal :
portant sur la moitié des sièges (« la série ») tous les trois ans.
C’est-à-dire que des « cantonales » ont lieu tous les trois ans et
sont susceptibles de modifier, à cette occasion, la majorité départementale
sortante. Le mode de scrutin (majoritaire uninominal à deux tours) et la durée
du mandat (six ans) n’ont pas variés depuis 133 ans (stabilité unique dans les
institutions françaises), depuis la loi du 10 août 1871 qui a fait du
département une « collectivité territoriale à part entière »
(toutefois présidée par le préfet jusqu’à la loi Defferre du 2 mars 1982). Deux
mille cantons avaient été renouvelés en mars 2001 en même temps que les
mairies. Cette fois, les deux mille autres cantons de France seront renouvelés
en même temps que les régions. Ce seront les 15es élections cantonales
sous
Le 21 et 28 mars 2004, seuls 18 conseillers
généraux sur les 35 de l’Allier sont renouvelés, soumis à élection :
sept sur l’arrondissement de Moulins, six sur l’arrondissement de Vichy (trois
sortants de droite et trois sortants de droite) et cinq sur l’arrondissement de
Montluçon. Vichy Sud (détenu depuis 1967 par Georges Frélastre qui ne se
représente pas) fait partie des cantons renouvelés, contrairement à celui de
Vichy Nord (détenu par Gabriel Maquin, réélu en 2001 et renouvelé seulement en
2007). Les cinq autres cantons renouvelés sur l’arrondissement de Vichy sont
ceux de Cusset Nord (René Bardet, également président de
Pour être candidat sur un canton, quel qu’il soit, il suffit
d’avoir 18 ans révolus, d’avoir « une attache » et d’être inscrit sur
un liste électorale dans le département. Il n’est donc
fait aucune obligation de résider dans une ville du canton où l’on est
candidat. Le dépôt de candidature devait intervenir entre le jeudi 26 février
2004 (9 heures) et le jeudi 4 mars 2004 (midi) à la préfecture de Moulins
(Bureau des élections : Chantal Pouzeratte -
Tél. 04 70 48 33 02). À la clôture du dépôt officiel des candidatures, le 4
mars 2004 en préfecture, 114 candidats (dont 25 femmes = 22 %) avaient été
enregistrés pour 18 cantons renouvelables dans l’Allier. Le canton de Vichy
Sud, avec neuf candidats déclarés, est donc supérieur de moitié à la moyenne de
6,3 candidats par canton. La préfecture confirme la candidature par un
récépissé définitif, après vérification des conditions d’éligibilité et de non-candidature sur un autre canton (les candidatures
multiples étant interdites). Les professions de foi (baptisées
« circulaires » dans le jargon réglementaire) et bulletins de vote,
adressés aux électeurs avant le premier tour, sont à la charge du candidat. Il
ne sera remboursé de certains de ses « frais de campagne » (certifié
par un « mandataire financier ») que s’il recueille au moins 5 %
des suffrages exprimés, soit 230 voix environ à Vichy Sud, compte tenu de
l’abstention probable de près de la moitié des inscrits.
L’élection a lieu au scrutin majoritaire à deux
tours. Pour être élu dès le premier tour, le dimanche 21 mars 2004, il
faut remplir simultanément deux conditions : recueillir la majorité
absolue des suffrages exprimés (au moins la moitié des voix) et obtenir un
minimum de voix correspond au quart des électeurs inscrits. Si aucun candidat
n’y parvient, il y a « ballottage ».
Un second tour est organisé dès le dimanche
suivant, le 28 mars 2004. Pour être admis à participer à ce second tour
décisif, le candidat doit avoir obtenu au premier tour un nombre de suffrages
au moins égal à 10 % des électeurs inscrits. Une nouvelle déclaration de
candidature est impérative en préfecture (avant le mardi 23 mars à 16 heures).
Tout candidat ayant atteint ce seuil peut préférer renoncer, se désister pour
un candidat de même tendance politique estimé mieux placé
pour l’emporter. Si, du fait du nombre élevé de candidats et de la dispersion
des voix, la barre de 10 % n’est pas atteinte par aucun candidat ou que par un
seul candidat, les deux postulants arrivés en tête au premier tour seront les
seuls à pouvoir rester en lice pour le second tour. L’élection au second tour
est acquise à la majorité relative, comme pour les présidentielles et
les législatives. Le candidat ayant recueilli le plus grand nombre de voix (ne
serait-ce qu’un seule voix de plus que son concurrent) est déclaré élu
conseiller général du canton et membre du Conseil général pour six ans. Le
mandat de conseiller général peut se cumuler avec n’importe quel autre mandat
électif.
Pour
conclure sur les règles électorales des cantonales, signalons des modalités
anormales, coûteuses et inégalitaires :
§
Il est illogique
qu’on puisse se présenter dans un canton où l’on a pas
sa résidence principale. C’est du reste le cas des quatre candidats dits
« de droite » à Vichy Sud. Alain Carteret habite à Creuzier-le-Vieux,
Louis de Condé à Charmeil, et les deux docteurs Corne et Gay de beaux immeubles
sur le lac d’Allier situés sur le canton de Vichy Nord. Il y a la même anomalie
pour les régionales où un habitant de l’Allier (par exemple Cérilly, au Nord)
peut se présenter sur la section départementale du Cantal ou de
§
D’autre part, il
y a des mesures inutilement coûteuses, comme le fait de joindre un exemplaire
de bulletin de vote avec les envois de profession de foi au domicile de
tous les électeurs avant les tours.
§
Ensuite, il y a
des pratiques introduisant des inégalités, comme l’ordre attribué aux candidats
(pour les panneaux d’affichage et les envois de profession de foi) en fonction
de leur arrivée devant le bureau du dépôt de candidatures. Il est honteux que
la démocratie soit laissée au hasard du temps météorologique, de l’éloignement,
de la puissance du véhicule ou d’une nuit d’hôtel passée sur place ! Il
devrait évidemment y avoir un tirage au sort intégral après clôture officiel
des candidatures, avec ordre inversé pour les envois de profession de foi et
les panneaux d’affichage.
§
Le déroulement de
la campagne est insuffisamment cadré pour assurer une stricte égalité entre les
candidats, quels que soient leurs poids ou leurs chances. Ainsi la presse
locale est totalement libre dans ses articles et ses reportages
photographiques. Or, elle a beaucoup plus d’impact que les documents officiels.
Elle peut, volontairement ou non, grandement favoriser des candidats. À titre
d’exemple concret, lire l’écho de campagne numéro 18 (plus bas, avant
l’interview) où le quotidien
§
Outre ces
exemples de modifications souhaitables (que certains estiment à tort
accessoires), il serait juste de réformer le mode de scrutin (inchangé
depuis 1871 : 133 ans) en adoptant un « système mixte » : à
la proportionnelle dans le regroupement de cantons urbains épousant les
nouvelles communautés d’agglomération, et à la tête de pipe (uninominal, comme
actuellement) dans las cantons ruraux, situés en campagne entre les agglomérations.
Il faut adapter les représentations aux réalités humaines et économiques. Les cantons grandes communes
sont artificiellement saucissonnées en cantons (Vichy et Cusset coupés en
deux). Songez que les douze communes du
canton de Jaligny sont écartelées entre quatre communautés d’agglomération
différentes ! Un nouveau découpage en de nouvelles circonscriptions
adaptées à la démographie et à l’aménagement du territoire répondrait de plus à
§
Enfin,
l’efficacité de gestion commanderait de supprimer le renouvellement triennal
(la moitié des cantons est renouvelée tous les trois ans). C’est une source de
changement de majorité cassant une politique menée. Grouper ces élections
serait un moyen de redonner un véritable intérêt public et une signification
politique aux cantonales. La durée du mandat devrait être réduite à cinq
ans : une durée à rendre identique pour tous les représentants publics
(mairie, département, région, Assemblée, Sénat, président de
(ordre
alphabétique)
Alain Carteret Libre |
Vichyssois de toujours Né le 23 juin 1946 à Vichy. Fils du Dr Alexis Carteret (chirurgien - Clinique Jeanne
d’Arc, décédé en 1975) Ancien élève de Saint-Dominique Vichy et du collège de
Cusset Résidant depuis toujours
dans l’agglomération de Vichy. Marié à Michèle, née Fourniol (hôtel des Lilas et villa Marie-Louise), Trois enfants :
Nathalie (1969), Florence (1973) et Marion (1980). Juridique et politique Maîtrise
de droit à Faculté de Clermont-Ferrand en 1969. Sciences-Po
Paris (IEP, rue St-Guillaume) en 1971. Suppléant
de Georges Frélastre aux législatives du 5 juin 1988. Juge
patronal au Conseil de Prud’hommes de Vichy en 2001 et 2002. Entreprises -
Chargé de mission Formation à l’Université de Clermont (1973-1976) -
Cadre d’entreprises privées : dont Manurhin Cusset de 1976 à
1984 -
Auteur de -
Chef d’entreprise : gérant de Forces informatiques Vichy
(1992-2001). et formateur sur logiciels de bureautique : Windows, Macintosh, Outlook et internet (messagerie
et sites web) Économie & Société Marketing :
agence RSCG Jacques Séguéla de Clermont
(1984-1985). Communication :
président commission publicité de Roux SA (1985-1989) Directeur
régional de Centre Intérim Montluçon (1989-1992), devenu Creyf’’s. Pratique
de la gestion administrative, financière et informatique. Présidents
des DCF (Dirigeants commerciaux de France) en 1990 et 1991 Ouvert
sur tous les milieux de la ville et de la société. Sports Champion
d’académie de basket (Sacré-Cœur Moulins et Saint-Do
Vichy) Ancien
joueur de Ancien
joueur du RCV rugby (années 1960 avec Zézé Dufau) (premier
match en équipe première : contre l’ASM, en mai 1963, à 16 ans) Pré-sélectionné (février 1965) en équipe
de France scolaire de rugby Champion
d’académie de rugby en 1965 (avec le Collège de Cusset) 1/16e de finale du championnat de
France : 9 avril 1967 (Agen 6 - RCV 3) RCV : Thomas, Louessard,
Barriquand - Michel, Horville
- Coutière, Carteret, Payeras - Mocelin, Jimenez - Lénient, Cuffy, Sabathié, Michaudel - Guillaumin. SU Agen : Lagiewski, Malbet,
Viotto - Fort, Lasserre -
Sitjar, Zani, Pardies – Garcia (remplaçant le demi
de mêlée capitaine Pierrot Lacroix, blessé), Dehez
(ouvreur et buteur) - Razat, Gruppi,
Sabatte, Fausto - Péchambert. Recordman
des matches vus à Classé
au tennis (ex-15/4) - Épouse : championne d’Auvergne de tennis Culture §
Auteur de trois
ouvrages non publiés (volontairement) : -
Essai sur le
management des grandes entreprises (1984) -
Dictionnaire des
synonymes pour hommes d’affaires, -
Roman
provincial (2002) §
Auteur en 2001 de Vichy Deux millénaires (2 tomes à
l’origine), §
Auteur fin 2003 de Napoléon III bienfaiteur, de
Vichy et de la France §
Amateur d’arts : théâtre, musique, peinture et sculpture. §
Adepte d’une culture « joyeuse » et accessible à tous. §
Acteur de cinéma ? Rôle de figuration dans Pétain
en 1992 et Bon voyage avec Adjani-Depardieu
(septembre 2002 à l’Aletti palace). |
Françoise Collinet |
Candidate Lutte Ouvrière, le parti d’Arlette Laguillier qui défend ardemment « les travailleuses
et les travailleurs » depuis trente ans, cumulant le total de cinq
participations aux élections présidentielles depuis 1974 ! |
Louis de Condé |
Depuis septembre 1979, Louis de Condé, né le 1er
janvier 1939, tient, avec son épouse Monica, Louis de Condé a déjà été deux fois candidat
infructueux sur Vichy : le 11 mars 2001 aux cantonales de Vichy
Nord où il obtient 5,70 % des voix (Gabriel Maquin réélu au second tour), et
le 9 juin 2002 aux législatives où il obtient 9,40 % des voix au premier
tour (Gérard Charasse réélu au second tour). À Vichy Sud, il
représentera donc pour la troisième fois le Front national. Parallèlement, Louis de Condé est aussi
« tête de liste » du Front national aux régionales. À ce titre, il
est interviewé sept minutes par Jean-Paul Vincent, sur FR3 Auvergne le mardi
soir 24 février. Il est également en photo dans l’Express de la
première semaine de mars où huit pages sont consacrées aux régionales en
Auvergne. Un encadré, page 5, de l’article intitulé « Pourquoi
Giscard peut perdre », n’hésite pas à rappeler sa participation à
l’attentat du Petit Clamart contre le général de Gaulle, le 22 août 1962. Carla, la jeune (33 ans)
professeur d’histoire-géographie et fille de Louis
de Condé, est pour sa part candidate sur le canton d’Escurolles (de
Bellerive, pour parler clair). |
Christian Corne |
Né en 1946, le Dr Christian Corne est conseiller
municipal de Vichy depuis vingt-et-un ans : il est élu la première fois
le 6 mars 1983, dans la dernière municipalité du Dr Jacques Lacarin. Soutenant Claude Malhuret dès sa première élection
le 19 mars 1989, reniant au passage son collègue le docteur Lacarin qui
l’avait introduit en politique, il est adjoint au thermalisme à la mairie de
Vichy, poste qui lui a été renouvelé en 1995 et 2001. Longtemps responsable
local du RPR, il s’était présenté aux sénatoriales du 24 septembre 1989, en
dissident aux candidatures URB de Jean Cluzel (UDF)
et de Bernard Barraux (André Rabineau
ne se représentant pas) qui furent élus sans le moindre problème. Outre son métier (en principe très prenant) et son
mandat d’adjoint à la mairie de Vichy, le docteur Corne est encore président
de Thermauvergne, organisme chargé de
promouvoir les onze stations thermales d’Auvergne (plus Évaux-les-Bains en
Creuse), et de |
Jean-Claude Gay |
Jean-Claude Gay, né à Clermont en 1943, est
médecin gynécologue au Centre hospitalier de Vichy (service de Maternité-gynécologie-obstétrique) depuis
vingt-sept ans. Il figurait, en 35e et dernière position, sur la
liste de l’avocat Gilbert Collard aux municipales
de mars 2001. Jean-Claude Gay représentera, à cette élection cantonale, le
parti radical (dit « valoisien ») qui avait disposé localement dans
le passé d’hommes politiques réputés comme Lucien Lamoureux et Gabriel
Péronnet. L’ancien doyen de la faculté de Droit de Lyon,
Jean-Luc Albert, président des Valoisiens de la région Auvergne, a cru
jusqu’en novembre 2003 que Gérard Dériot et Claude Malhuret accepteraient de
faire de Jean-Claude Gay le candidat unique représentant l’URB-UMP ! La maire de Vichy a préféré retenir la
candidature de son fidèle adjoint Christian Corne. Jean-Claude Gay a réfuté
ce choix personnel, d’entrée de campagne ( |
André Leca |
Éditeur de profession, le socialiste André Leca
(41 ans) est membre du Conseil municipal de Vichy depuis 1995. Il a été réélu
le 18 mars 2001 sur la liste « gauche plurielle » de Gérard
Charasse. Il a été candidat sans succès aux cantonales de Vichy Nord en mars
1994 (au poste laissé vacant par le Dr Lacarin et emporté par Gabriel
Maquin) et de Vichy Sud en mars 1998 (battu au second tour par Georges
Frélastre, réélu avec 57,36 % des voix). Très agréable et ouvert, il crée en septembre 1997
le « Café Larbaud » (3, rue Nicolas-Larbaud)
qui a reçu 10.000 visiteurs en cinq ans. Il anime personnellement ces
rencontres conviviales (une centaine par an) qui consistent en des
exposés-débats, en fin de semaine, sur des sujets littéraires et
philosophiques. |
Michel Marien |
Né en 1948, Michel Marien est le suppléant de
Gérard Charasse, élu député de la 4e circonscription de l’Allier
(arrondissement de Vichy) le 1er juin 1997 et réélu le 16 juin
2002. Professeur au collège Jules-Ferry de Vichy de
1982 à 1993, il a dirigé trois ans (1996-1999) le collège de Jaligny, avant
d’être nommé en 1999 principal du collège des
Célestins de Vichy. Michel Marien avait déjà été candidat malheureux
aux cantonales de 1992 (Majorité présidentielle Mitterrand :
15,08 % des voix au premier et unique tour où Georges Frélastre est élu avec
51,81 % des voix) et de 1998 (le poulain PRG de Charasse obtient 14,53 % des
voix). Huitième de la liste Gauche plurielle aux municipales de mars
2001, Michel Marien a remplacé Gérard Charasse (atteint par le cumul des
mandats) au Conseil municipal de Vichy en septembre 2001. Il a le mérite d’être
extrêmement présent, à titre personnel ou en représentation du député, à
toutes les manifestations organisées à Vichy. |
Daniel
Rondepierre |
La
candidature écologique de Daniel Rondepierre, est la dernière candidature dévoilée,
le 9 février 2004. Ancien professeur de dessin (arts plastiques) au collège Jules-Ferry de Vichy, Daniel Rondepierre (60 ans) est,
depuis deux ans, retraité de l’Éducation nationale. Il
s’était présenté une première fois aux cantonales le 20 mars 1994 sur le
canton de Vichy Nord. Il obtient 5,63 % des voix. Gabriel Maquin est élu au
second tour en remplacement de Jacques Lacarin qui ne se représentait pas.
Daniel Rondepierre est à nouveau candidat aux cantonales de Vichy Nord le 11
mars 2001 : son score encourageant de 10, 49 % ne l’empêche pas d’être
éliminé. Par contre, le même jour, aux municipales de Vichy, sa liste « Vichy
autrement, Verts et ouverts » n’obtient que 5,20 % (exactement la
moitié) et ne lui permet donc pas d’être présent au second tour et de siéger
conseiller municipal. |
Daniel Taillandier |
Employé
dans la métallurgie, puis intermittent du spectacle (batteur dans un
orchestre), maintenant à la retraite, Daniel Taillandier est âgé de 60 ans. Ce
syndicaliste CGT déclinera, sans surprise, les thèmes nationaux du PC pour le
maintien des avantages acquis et des emplois menacés par les licenciements et
les délocalisations (résultant de politiques fiscales de gauche réduisant sans cesse la compétitivité et la
rentabilité de l’économie française). |
Des candidats
à la candidature, comme Michelle London et Thierry Wirth
(divers droite, candidats en 1998), Jean-Marc Carcassin et Brice Soccol (UDF),
Élie Chekroun et Jean-François Bardot (UMP), ont
finalement renoncé à se présenter.
Le
maire de Vichy, Claude Malhuret, a jugé plus prudent de devenir conseiller
régional (dans un fauteuil, en tant que tête de liste de l’Allier) que
d’affronter la moitié des électeurs de Vichy sur le canton de Vichy Sud ou
Gérard Charasse (qui l’a battu deux fois aux législatives) sur le canton de
Cusset Sud.
VENDRE VICHY
- en France et à l’étranger-
La rubrique OPINIONS de ce site,
◄ cliquer sur Opinions en bas de la
barre de navigation, à gauche de l’écran,
fournit et détaille 200
observations et suggestions d’Alain Carteret
(rédigées dans l’ordre chronologique, de 1999 à ce jour)
Les éléments ci-dessous ne
sont qu’un résumé de l’essentiel
I. Promouvoir
Vichy
L’emploi :
objectif numéro 1
Préserver et développer
l’emploi
(faire
rester les jeunes sur place)
1.
Soutenir les entreprises locales :
§
Maintien des emplois à Manurhin, Sediver, Polyflex
et… dans les autres usines menacées ;
§
Allégement de la fiscalité locale ;
§
Attribution prioritaire des marchés publics, à quasi-égalité de devis.
2.
Faciliter l’implantation de sociétés nouvelles : artisanat et
commerces, zones d’activités.
3.
Multiplier l’offre économique : culture, sports et loisirs.
Des exemples d’actions
§
Une forte implication personnelle à promouvoir Vichy :
conférences, foires et salons, etc.
auprès des habitants, associations, collectivités de Vichy (promotion interne),
des instances départementales et régionales (que diable : il n’y a pas que
Clermont en Auvergne !),
en France et à l’étranger (promotion à l’extérieur de la région).
Aucun autre
candidat ne s’offre d’agir ainsi en « ambassadeur de Vichy et de
l’Allier »,
en « missus dominicus »
permanent, en dehors des quelques actes de présence aux assemblées.
(missus dominicus fait
référence aux « missi dominici », envoyés par Charlemagne en
province)
Les autres candidats ont des professions à exercer et, plusieurs, des
mandats politiques en sus.
Une des failles
de Vichy est que la ville ne sait « pas vendre ses charmes ».
Un travail de commercial-terrain par une personne
maîtrisant tous les atouts de la ville
est plus qu’indispensable : aux électeurs de saisir cette offre motivée et
spontanée…
§
La réalisation du raccordement de Vichy, par doubles voies rapides,
avec les deux autoroutes à
Gannat (A 71 Clermont-Paris) et à Thiers (A 72 Clermont-Lyon), et avec
(par
On tourne en rond depuis vingt ans sur cette question.
Il serait enfin temps de passer des projets aux actes !
§ La réutilisation
« productive » des honteuses friches industrielles en
centre-ville :
- Anciens abattoirs près du stade municipal (avec des éléments de
l’ex-source Dubois en plein air)
- Docks de Blois rue Fleury (propriété privée qui sera prochainement mise en
vente judiciaire),
- Ex-usines « Riva Sport », rue de Madrid (ex-Laissu) et route d’Abrest (à
vendre),
- Ex-usine Oyhénart à
Cusset, etc.
Le site de l’embouteillage est le seul que
Des immeubles, remplaçant l’ex-pastillerie Vichy-Central, au 29 de la rue Givois,
et l’ex-usine Fructines Vichy du boulevard de
§
Un vrai musée de Vichy : de l’Antiquité (Jules César) à aujourd’hui (Claude
Malhuret)
incluant la douloureuse période 1940-1944 (qui peut être traitée objectivement)
et faisant état des innombrables richesses de la ville : culture, sports
et entreprises.
Il réserverait donc des salles au gouvernement de l’État français, sans être
uniquement
un « musée Pétain » (ou anti-Pétain), sujet à d’éternelles
controverses.
Ce musée historique vise aussi à préserver un patrimoine éparpillé qui
disparaît
(vols et détériorations), à le mettre en valeur, mais encore et surtout
à augmenter économiquement la « fréquentation touristique » de Vichy.
Comme le disait justement le Dr Jacques Lacarin le 8 juillet
1984 :
« Une ville se doit de faire référence à son passé si elle veut assurer
son avenir. »
Le rapport du 12 décembre 2002 du projet d’agglomération de Vichy ne
consacre que sept lignes
(page 33) sur 105 pages au « tourisme culturel » : pas le
moindre projet n’est évoqué.
Le texte se borne à rappeler l’existence de l’Opéra de Vichy et de 60 monuments
historiques !
La politique culturelle de Vichy est axée à tort (pub et moyens) sur un
« mauvais cheval » :
Valery Larbaud, inconnu du grand public, réservé aux spécialistes pointus de
littérature,
qui ne pourra jamais soulever l’enthousiasme ni engendrer un quelconque
« tourisme culturel ».
Voir ci-après les textes complets des suggestions extraites des deux livres
d’Alain Carteret.
§ La mise en place d’un
« Centre d’études sur Napoléon III » (un Cenat), dans la mesure où
Vichy reste la « ville la plus typique du Second Empire » et où
l’empereur est à l’origine
de l’architecture et de la vogue de la station. Ceci implique en
préalable :
-
un « Fonds Napoléon III » (livres et documents) auprès de la
médiathèque
-
la récupération des riches archives (inexploitées) détenues par
-
l’écoute des suggestions concrètes des Amis de Napoléon III de
Vichy
§
La rénovation des
sites historiques de Vichy : Chastel Franc qui appartient à la
mairie
et maison Albert Londres après rachat (ce n’est pas à une association de
quartier de financer
cette villa de naissance du grand reporter vichyssois : elle appartient
encore à un propriétaire privé).
§
Une école de journalisme « Albert-Londres »,
en liaison avec le groupe Centre France-La Montagne,
Ce n’est pas parce que Me Gilbert Collard avait lancé
le premier l’idée aux municipales de 2001
qu’elle était mauvaise !
§
Un « Monsieur Patrimoine », chargé de conserver et de mettre
en valeur les richesses de Vichy
(si les Vichyssois savaient tout ce qui disparaît, depuis longtemps… et encore
aujourd’hui !)
§
La restauration
du kiosque à musique du parc des Bourins (au quartier
de France).
Cet ancien kiosque de
La mairie attend, paraît-il, qu’une entreprise privée artisanale le réhabilite,
à titre de mécénat…
Si cet espoir, annoncé en période électorale, n’est pas déçu : c’est le
monde à l’envers !
La collectivité se décharge sur le privé de la création de musées (de l’Opéra
et des Arts d’Asie)
et de l’entretien du patrimoine culturel !
§
L’aménagement culturel ou sportif du théâtre en plein air (ex-MJC) du
COS, en complet abandon.
Les projets de transformation ne peuvent manquer (salle de musculation, petite
piscine, etc.)
en concertation avec les responsables et usagers du Centre omnisports qui
connaissent les besoins.
§
L’aide à la création d’un « Centre thermoludique »
privé (piscine et jeux aquatiques, en libre-service)
produit touristique devant compléter le « thermalisme de bien-être »
(cures traditionnelles).
Ce concept d’aquathérapie de loisirs a déjà
été initié à Saint-Nectaire en juin 2002.
Deux autres projets sont en cours en Auvergne : à Chaudes-Aigues et à Royat
(ouverture en 2006).
§
La multiplication des manifestations (le salut de Vichy ne peut plus
provenir d’une seule réussite),
comme l’excellente idée d’un « Salon de l’eau » qui, chaque
année regrouperait des stands
d’équipements nautiques (navigation de plaisance) et sportifs, de producteurs
d’eaux minérales,
de villes d’eaux, d’organismes d’aménagement de rivières, d’éditeurs de poésie,
etc.
Vichy associera ainsi son nom à l’eau : pour ses cures, ses boissons, ses
activités au plan d’eau.
§
La création d’un festival thématique (ou plusieurs) à audience
nationale.
Toutes les villes dynamiques, même petites, ont su ainsi accroître leur
renommée
en trouvant et en exploitant un créneau original (comme le Théâtre de rue
à Aurillac,
Musique à
et attirer les spécialistes et passionnés de toute
Vichy dispose d’un
des plus beaux cadres de France pour accueillir des festivals.
Des festivals au printemps et à l’automne complèteraient la saison d’été.
Les thèmes inexploités pour des festivals sont encore légion :
- festival d’opérettes : dans la pure tradition musicale de Vichy,
- festival de cinéma : sur un genre, sur un acteur apprécié ou sur une
époque,
- festival de poésie, etc.
Les prises d’initiatives ne manqueraient pas si elles étaient certaines
d’être épaulées
par une mairie, une communauté d’agglomération et un département prêts aussi à
s’investir.
§
La création d’un Centre de médecine sportive, qui aurait le double
avantage de refléter et rappeler
la qualité médicale de nos eaux et les immenses possibilités d’accueil de
stages sportifs à Vichy.
Des talents individuels existent déjà. Il reste à « se
bouger » : structurer et renforcer les potentiels.
§
Une politique intelligente de stationnement à Vichy (le point noir
actuel pour l’accueil des visiteurs
en centre-ville et la vitalité du commerce). La circulation est devenue un
casse-tête autour de Vichy
et dans Vichy : il ne fait que s’aggraver de jour en jour, au lieu de
s’améliorer pour la fréquentation.
La politique des parkings (localisation et coût prohibitif) et des sens de
circulation est à repenser.
L’automobiliste, 2e vache à lait de France après les entreprises,
est un « gros client » à Vichy !
§
Un « Monsieur Veille » apte à saisir toute opportunité
médiatique.
Par exemple « l’effet Nolwenn » de
Second exemple : offrir un livre vendeur sur Vichy aux visiteurs
prestigieux.
Autre exemple : l’Opéra de Vichy pourrait accueillir le concours télévisé
de « Miss France ».
Autre exemple : donner le nom de Gérard Dufau au
stade municipal (Darragon inconnu de tous).
Dernier exemple : faire créer un tube musical Vichy, comme Nougaro avait composé son Toulouse.
§ Une réduction du train de
vie de
2.600 € par mois (
à chacun des seize vice-présidents (selon le mensuel A
Le « Palais de l’agglomération », à
Le Conseil communautaire de Vichy comporte 72 membres : plus du
double
que le Conseil général de l’Allier (seulement 35 conseillers généraux) !
II. Vichy : cœur d’Allier
- Vichy, seule ville renommée
de l’Auvergne : axe essentiel de la communication départementale.
Vichy (histoire et loisirs) est le
meilleur support pour vendre l’ensemble de l’Allier.
- Vichy, première
agglomération de l’Allier et deuxième agglomération d’Auvergne,
doit être prioritaire dans les investissements du département :
économie, nouveau musée, congrès, festivals, culture, loisirs et sports.
- Aide accrue de
donnée systématiquement à Clermont-Ferrand (Vulcania
et Zénith-Grande Halle), avec nos impôts.
Ø
L’action sanitaire et sociale du département ne peut être évidemment que
soutenue et favorisée
(logements sociaux, petite enfance, personnes âgées, handicapés, gestion du
RMI, de l’APA).
Cette solidarité naturelle constitue actuellement le tiers du budget du Conseil
général de l’Allier.
Le département assume parfaitement son rôle en ce domaine. Les discours
volontairement
larmoyants et pleins de démagogie électorale des autres candidats à ce sujet,
en sont presque choquants.
Ø
L’action du département pour les collèges et les transports est,
elle aussi, exemplaire
dans l’Allier et ne demande qu’à être encouragée et activement poursuivie
dans l’intérêt des élèves et des familles.
Ø
Les transferts de compétences de l’État aux collectivités,
prévus par la nouvelle décentralisation
(loi « sur les responsabilités locales » du gouvernement Raffarin,
qui serait applicable dès 2005),
devront être accompagnés des ressources financières correspondantes,
en souhaitant que l’État réduise le nombre des fonctionnaires qui s’en
occupaient.
Ces transferts ne doivent en aucun cas se traduire par une augmentation de la
fiscalité locale.
III. Une France efficace
1.
Institutions réellement démocratiques : durée et cumul de mandats
2.
Dépenses publiques axées prioritairement sur les fonctions régaliennes
de l’État
(justice, police, défense, infrastructures et éducation).
L’État doit aussi mieux remplir son rôle d’arbitre en fixant des « règles
du jeu » claires
pour un concurrence saine et égale entre :
les entreprises, les collectivités locales, les clubs sportifs.
Ainsi,
pour une parfaite égalité entre les entreprises privées.
Ainsi, les subventions locales devraient être plafonnées aux clubs
professionnels.
3.
Contrôle accru des budgets publics et de l’efficacité des fonctionnaires
(en finir avec les gabegies et aligner les statuts privilégiés du public sur le
privé).
4.
Fiscalité juste, saine et créatrice d’emplois (non démotivante) :
les délocalisations, comme celle annoncée à Sediver Saint-Yorre, ne font que se
multiplier
en raison du différentiel de coûts, devenu insupportable à cause d’une
fiscalité assassine
à l’encontre des entreprises « vaches à lait ».
5.
Une majorité de droite qui ait enfin, au pouvoir, le courage de ses
prétendues convictions.
Les intentions sont bonnes ; les réalisations sont défaillantes.
IV. Europe et monde
-
Priorité à une « Europe fiscale » harmonisée : impôts et
subventions
Les différences
de fiscalité faussent la concurrence entre les entreprises et les pays.
Ainsi, pour le restauration, les taux de TVA vont de 3
% au Luxembourg
à 22 % en Finlande, passant par 16 % en Allemagne et 19,6 % en France.
-
Aide directe « en nature » (travaux et biens) aux pays en
voie de développement
(hors contributions financières aux organismes
internationaux).
-
Réglementation sur les flux migratoires vers la France
(protectrice, humaine, mais surtout « appliquée »)
Pour un « vrai » musée de Vichy
Dernière page (page 309)
du livre « Vichy Deux millénaires »
(éditions de janvier et d’octobre 2003)
Antonin Mallat, le célèbre
pharmacien-historien de Vichy, écrivait déjà, le 14
mars 1913, dans une lettre adressée au maire de Vichy Armand Bernard et
reproduite dans son livre « Un peu de tout sur Vichy » en
1927 : « Mais, hélas, nous n’avons pas de musée ».
Force est de constater que, 90 ans plus tard, nous sommes
pratiquement dans la même situation. Certes entre-temps, de 1937 à 1984, il y a
eu le musée privé de
L’explication, inconsciente ou inavouée, de cet état
de fait ne proviendrait-elle pas d’une persistante confusion entre un
musée de la période 1940-1945, supposé raviver les plaies ou risquer d’être
perçu comme pro-pétainiste, et un musée général
rappelant tout ce que la ville compte de passionnément historique ?
Les événements et les patrimoines évoqués dans ce
livre montrent combien l’histoire de Vichy est riche. Un musée bien conçu est
donc susceptible d’intéresser foule de visiteurs, Vichyssois, touristes et
curistes.
Il est donc grand temps et même urgent
(compte tenu des délais de conception et de réalisation, d’au moins trois ans à
partir d’une prise de décision de principe) de créer ce « vrai
musée ». Son objectif doit être clairement d’économie culturelle :
c’est-à-dire d’attirer et de faire rester plus longtemps des visiteurs à Vichy
et dans ses environs. Sa réussite conditionnera directement l’autofinancement
de son exploitation. C’est un moyen publicitaire (la ville communique peu à
l’extérieur) à mettre rapidement en œuvre dans la foulée de Vulcania.
Ceci implique que le futur musée remplisse deux conditions simultanées :
il doit être général et attractif.
Il doit être général. En aucun cas un musée de
Vichy ne peut se limiter à l’épisode noire de la
dernière guerre mondiale. D’abord parce « Vichy capitale » n’a rien
laissé de remarquable. Elle n’a même laissé que des hôtels et des installations
endommagés. Ensuite et surtout parce que l’essentiel de la belle histoire de
Vichy se situe avant (Napoléon III et Belle Époque) et après (réalisations
actuelles depuis le plan d’eau de Pierre Coulon au Pôle universitaire Lardy).
Pour intéresser le maximum de personnes, sans relancer le passé (« qui ne
passe pas », selon le titre d’un livre d’Henry Rousso
en 1994), le musée se doit donc d’être général. Il doit aborder, comme dans ce
livre, toutes les périodes et sous tous leurs aspects : politique,
culturel, sportif et économique. Sans ignorer non plus la triste période qui
semble poser problème aux décideurs : on peut en parler objectivement,
comme dans ce livre, par de simples rappels de faits bruts. Quand bien même,
malgré le maximum de précautions prises, la manière de traiter cette période
serait contestée par quelques acharnés trop passéistes ou exploiteurs
politiques, il en résulterait une publicité gratuite ne pouvant que favoriser
les visites !
Il doit être attractif. Il doit être conçu en
direction du grand public et mettre en évidence toutes les personnes connues
qui ont eu un lien avec la ville ou un impact sur la ville. Il faut regrouper
et y exposer les pièces les plus significatives et spectaculaires :
tableaux, sculptures, photographies anciennes, vestiges archéologiques,
instruments de musique, livres originaux, objets-souvenirs,
etc. La plupart ne font que dormir en divers recoins de la ville. Une multitude
de panneaux synthétiques donneraient clairement les explications
complémentaires.
Ce musée, destiné à créer un trafic supplémentaire
dans la région, pourrait s’inscrire dans un édifice (sur l’ancien site de
l’Emballage de
Cette idée de musée général et attractif concerne
en fait l’ensemble de l’agglomération de Vichy. Car les retombées, en fixant
les visiteurs plus longtemps sur place, devraient profiter aux communes
voisines. Une salle pourrait même promouvoir les musées des environs, qu’ils
soient publics ou privés (dont Glozel, bien sûr). C’est donc la nouvelle Communauté
d’agglomération qui devrait faire, de ce nouveau musée, un des axes
prioritaires de son action, en raison de son double impact économique et
culturel. Vichy a été longtemps le première des stations
thermales, pourquoi serait-elle aujourd’hui la dernière ville à posséder un
« vrai musée » ?
Extraits
de « Napoléon III
bienfaiteur »
(paru le 15 novembre 2003)
Chapitre
VII : Mort et renaissance (pages
150 et 151)
Nouveau musée ? Que manque-t-il aujourd’hui
pour mettre encore mieux en lumière ce riche passé que peu de villes possèdent en France ? Un grand musée qui regrouperait
le nombre inestimable d’objets (statues, tableaux, lettres, souvenirs)
éparpillés dans divers locaux dépendant de la mairie (hôtel de ville,
médiathèque et centre culturel Valery-Larbaud), dans les greniers de
Napoléon III mériterait la meilleure place dans ce
musée. Une place distincte des hôtes célèbres de la station, car il ne l’a pas
seulement visitée : il l’a pratiquement créée, il l’a façonnée. Pionnier
du tourisme, il lui a donné une impulsion qui s’est prolongée durant un siècle
entier. Ce musée, sorte de musée du Chastel-Franc
modernisé, constituerait un nouveau pôle d’économie culturelle et touristique
appréciable pour la ville et un hommage pleinement mérité à Napoléon III, son
bienfaiteur.
Chapitre
X : Pétain (pages
216 et 217)
Beaucoup de Vichyssois pensent aujourd’hui que la
meilleure manière d’éviter la confusion entre la ville et le régime du maréchal
Pétain est d’ouvrir un musée sur la période 1940-1944.
Ce serait l’occasion de montrer la réalité
historique et donc la distinction entre le régime qui s’est implanté à Vichy et
ses habitants qui l’ont subi. Cette idée répond de plus à une forte demande touristique,
les passions s’étant atténuées soixante ans après les faits. Craignant que le
remède se révèle pire que le mal, la municipalité en place s’est, à ce jour,
refusée à prendre l’initiative d’un tel rappel. Elle s’est limitée en ce
domaine à quelques initiatives comme la création, voici une dizaine d’années,
d’une visite guidée sur les sites utilisés par l’État français.
Alain Carteret a proposé, en 2001, une solution
dans son livre « Vichy deux millénaires » : un musée moderne sur
l’histoire générale de Vichy intégrant la période 1940-1944 avec l’évocation
des lieux et des faits. Cette suggestion n’a pas rencontré le moindre écho.
Pourquoi êtes-vous
candidat ?
Je suis candidat à l’élection cantonale de Vichy Sud
pour promouvoir Vichy. J’ai des idées originales pour Vichy et la ferme volonté
de les faire aboutir si je suis élu. Je suis disponible et je pense être aussi
capable (intellectuellement parlant, et même plus au plan marketing) que les
autres candidats.
Cette candidature répond aussi au besoin d’un
minimum de représentation des petits chefs d’entreprise (j’ai été gérant-proriétaire de Forces Informatiques à Vichy
pendant neuf ans) qui ont le sens du concret et le souci d’une gestion
attentive. Hommes à tout faire dans leurs TPE ou PME, ils savent payer de leur
personne, engageant leurs biens personnels et donnant leur temps sans limite de
35 heures. Les instances élues regorgent de fonctionnaires et de toubibs. Il
est temps de donner un peu la parole aux fournisseurs d’emplois du privé et de
s’appuyer sur leur expérience.
Quand et comment vous est venue
cette idée ?
J’ai décidé de me porter candidat fin juin 2003,
lorsque j’ai achevé la rédaction de mon livre « Napoléon III
bienfaiteur ». Je me suis dit, comme l’avait fait l’Empereur, que le
temps de réflexion devait être suivi d’une période d’action. Les écrits, c’est
bien pour s’obliger à voir clair et se fixer une ligne de conduite raisonnée et
cohérente. Mais il faut aller au delà de ce plaisir personnel intellectuel
immédiat. Il faut offrir ses services et ses capacités d’action à la
collectivité : « Servir, sans se servir ».
Le principal objectif de mon ouvrage sur Napoléon
III était déjà de promouvoir Vichy, en décrivant une époque plus
glorieuse que celle de Pétain qui colle trop à la peau de Vichy, sans hésiter
toutefois à dire quelques vérités sur cette période, oubliées ou déformées par
« l’historiquement correct ». J’ai pris grand soin à vanter
les mérites et le charme de la ville, l’éloquence de son maire, pour que
l’audience nationale du livre rejaillisse positivement sur Vichy. Ma seule
ambition est maintenant de continuer à promouvoir Vichy à l’intérieur comme à
l’extérieur du département, lequel y trouvera le plus fort bénéfice. C’est
l’intérêt de l’ensemble du département que la plus célèbre et charmante des
villes de l’Allier soit mieux connue, mieux appréciée, mieux vendue.
Vous vous présentez en
« candidat indépendant des partis » ?
Les cantonales sont des micro-élections,
portant sur un petit secteur géographique. En l’occurrence, il s’agit de
choisir un des deux représentants de la ville de Vichy : le plus valable
pour défendre efficacement ses intérêts au département. Ce n’est donc pas une
élection frontale bloc gauche contre bloc droite, contrairement à des
régionales, des législatives, des européennes ou des présidentielles. Les
Cantonales, sans besoin de suppléant ou de liste, restent donc les seules
élections accessibles à une candidature isolée, celle d’un particulier
« société civile » non inféodé à un parti. Ma candidature, pour
originale et anti-conformiste qu’elle soit, n’a donc rien d’exceptionnel.
Je ne suis pas membre d’un parti pour la double
raison que je n’ai jamais été démarché par un parti (on n’adhère à un parti
qu’avec l’ambition d’obtenir un jour une investiture) et que je ne trouve aucun
parti qui, dans les faits (pas dans les intentions), réponde à mes aspirations.
Je ne demande pas aux autres citoyens d’agir de la sorte, car il n’y aurait
alors plus personne dans les partis (il n’y a déjà pas grand monde).
Ce que je reproche surtout aux partis, qu’ils soient
de droite ou de gauche, c’est de ne s’intéresser à la politique qu’au moment
des élections, pour la conquête des places. Là, ils s’activent. Ces places
doivent être vraiment bonnes, chaudes et confortables pour que les personnes et
les partis de même bord s’entredéchirent à ce point lors les élections de
liste ! Or, les élections ne devraient être que la seconde mission des
partis politiques. L’essentiel de leur mission est la réalisation de programmes
et de projets de réforme. Aujourd’hui, les appareils commencent à se demander
quelle politique ils vont faire, une fois élus. Or, ce n’est que pendant les
six premiers mois, au plus la première année, que le vainqueur, vent en poupe,
peut réaliser de vraies réformes. D’où cette navigation à
vue, ce consensus mou, lorsque le suffrage les porte au pouvoir, localement ou
au plan national. Un parti perdant ne profite même pas de sa mise à l’écart
pour préparer des programmes pour l’avenir : leurs leaders ne font que se
faire la guerre pour se positionner aux prochaines élections !
Que pensez-vous du gouvernement
Raffarin ?
Un mot d’abord sur l’homme. Il me plait par son
style, son origine, son parcours. Son côté « nounours » tout en
rondeurs est à l’antipode du look cravate-technocrate.
Il me rappelle un peu Pinay, Monsieur Tout le monde. Il est rassurant, avec un
discours franc et clair. Il vient du privé : ex-sup
de co, il connaît l’entreprise (directeur du marketing
des cafés Jaques Vabre, puis consultant chez Bernard Krief). L’ancien jeune giscardien, devenu ministre des PME
dans le gouvernement Juppé de 1995 à 1997, affiche un réel bon sens. Ne dit-on
pas qu’il est l’inventeur de la fameuse formule : « Le socialisme,
ça ne marche pas » ? De plus, il est un peu de la région :
les parents de sa femme Anne-Marie étaient pharmaciens à Chatel-Guyon.
Il a aussi l’expérience du terrain (président du Conseil régional
Poitou-Charentes dès 1988) et du Parlement (député européen en 1989 et sénateur
en 1995). Il a su constituer une équipe jeune, dynamique et soudée, avec les Borloo, Copé, Dutreil,
Fillon, Gaymard et Sarkozy.
La première année du gouvernement Raffarin était
satisfaisante et encourageante, avec les mesures sur la sécurité,
l’assouplissement des 35 heures et la création d’entreprises. Les actes
semblaient enfin correspondre aux paroles. Puis les choses ont semblé basculer
l’été dernier. Ce n’est pas l’effet canicule, car on ne peut accuser un homme
de faire la pluie et le (trop) beau temps, au sens météorologique. Il y a
d’abord « l’oubli » des régimes spéciaux dans la réforme des
retraites : alourdissement pour le privé, petit réajustement pour la masse
des fonctionnaires et absolution pour « les plus privilégiés de chez
privilégié ». Ensuite, on repart dans la manie française de la hausse
confiscatoire des impôts et taxes : hausse de l’essence, un tiers
d’augmentation du prix du tabac en 2003 (avec 34.000 buralistes furieux). On
baisse de 3 % à 2,25 % le taux du livret A des caisses
d’épargne (40 millions de possesseurs) et on limite les remboursements de
médicaments. Bref, la spirale infernale de la fiscalité est à nouveau
enclenchée, sans que soient réellement mis en causes les structures étatiques
et dépenses publiques excessives. Les entreprises croulent sous le poids des
charges. D’où un différentiel croissant de compétitivité de l’industrie au plan
international, entraînant des suppressions d’emplois partout en France (98.600
emplois industriels perdus en 2003) et des délocalisations qui risquent de
s’amplifier avec l’entrée des pays de l’Est dans l’Europe (Pologne et Hongrie,
notamment) et l’ouverture à l’économie mondiale de l’Asie du sud (Chine et Inde
qui devient le centre informatique de la planète). À Vichy, la menace de
transfert de l’usine Sediver Saint-Yorre en Chine est un des nombreux exemples
du résultat d’années de fiscalité excessive des pouvoirs publics (de gauche
comme de droite) sur « la vache à lait » qu’est l’entreprise privée.
Les cadeaux électoraux de dernière heure, comme ceux annoncés récemment en
faveur de la restauration (allégement de charges, en attente de da TVA à 5,50 %
en 2006) ou de la recherche (crédits de 2004 au CNRS subitement augmentés de 5
%), portent rarement bonheur à leurs auteurs. Je préfère les mesures générales
aux avantages catégoriels qui, cédant aux corporatismes, enfoncent
Quant à Jacques Chirac, il est, fort curieusement,
heureux à titre personnel (élu président en 1995 par la fracture sociale et en
2002 par l’insécurité) et malheureux avec ses gouvernements de droite (Juppé en
1995, puis Raffarin en 2002) qui arrivent toujours en plein marasme
économique ! La croissance quasi nulle en 2003 (0,2 % du PIB, contre
environ 2 % dans les autres grands pays occidentaux) fait suite à des 2 à 3 %
sous les cinq années de Lionel Jospin qui s’est empressé de bouffer cette manne
tombée du ciel américain en 35 heures, sans consacrer un seul centime aux
réformes indispensables de structure.
Quelle est votre position sur
l’état de
Prolongeant le renversement d’opinion en défaveur de
Raffarin en mai 2003, un débat s’est instauré depuis l’été dernier sur
« le déclin » de
Le politologue Alain Duhamel a été le premier à
prendre le contre-pied de la thèse de Baverez, en publiant chez Plon Le
Désarroi français. Le dernier en date à contester son analyse pessimiste
est l’historien Jacques Marseille, dans son récent ouvrage La guerre des
deux France. Il insiste sur les performances françaises. Notre pays reste
la cinquième puissance économique mondiale, quatrième exportateur mondial, et
même second exportateur mondial pour les services (première destination mondiale
en tourisme) et pour l’agroalimentaire. Les dirigeants d’entreprises peuvent
être fiers d’avoir maintenus telles positions dans un environnement socialisant
aussi défavorable (ce sont en fait les réglementations européennes sur la libre
concurrence qui freinent une socialisation plus poussée de l’économie
française). Marseille démontre que notre pays n’a cessé de prospérer depuis le
choc pétrolier de 1973. L’espérance de vie des 61,7 millions de Français a
grimpé de cinq ans jusqu’à 83 ans aujourd’hui pour les femmes et 75,8 ans pour
les hommes. La hausse moyenne du niveau de vie a été de 10 % sur les six
dernières années. Jacques Marseille n’hésite pas à qualifier les années
1973-2003 de « Trente nouvelles glorieuses ».
Mon sentiment est que toutes ces constatations ne
sont pas contradictoires. Le bien-être de
Où vous situez-vous sur
l’échiquier politique ?
Sur un plan général, mes idées sont liées à trois
concepts forts : démocratie vraie, égalité et efficacité économique.
La démocratie est enrayée par des institutions favorisant
les politiciens et les technocrates professionnels. L’égalité n’est pas plus
respectée entre les entreprises (subventions) qu’entre les salariés (publics et
privés). Comment la gauche a-t-elle pu refuser de fixer un salaire maximum pour
les directeurs salariés ?. Pendant ses quinze ans
au pouvoir entre 1981 et 2002, elle aurait pu estimer, selon ses prétendus
principes humanitaires, qu’un homme salarié en France, ne pouvait pas valoir
plus de dix fois (allons même jusqu’à 20 fois) un autre homme au SMIC !
Les salaires mirobolants, non légalement limités, n’empêchent les graves
erreurs de gestion de leurs bénéficiaires (de Loïk le Floch-Prigent à
Jean-Marie Messier), comme on peut le constater dans les multiples
« affaires ». Enfin, en terme d’efficacité, l’État ne joue plus
aujourd’hui son rôle : il ne fait « pas ou mal » ce qui lui
revient de droit (fonctions dites régaliennes) et il s’occupe, là toujours mal,
de ce qui ne devrait pas le concerner. Napoléon III, que les partis de droite
renient lamentablement alors qu’il devrait être son premier inspirateur,
parlait déjà il y a un siècle et demi, dans son Manifeste pour la
présidentielle du 10 décembre 1848, de « cette tendance funeste qui
entraîne l’État à exécuter lui-même ce que les particuliers peuvent faire aussi
bien et mieux que lui » (réf. : « Napoléon III
bienfaiteur », page 189).
S’il fallait classer ma candidature, elle serait
dans la catégorie DVD signifiant « Divers droite » (et non ici :
Digital Versatile Disc). Les solutions « Tout État » et donc
« Plein d’impôts » de la gauche (une maladie contagieuse : la
droite en est aussi de plus en plus atteinte) ont largement prouvé leur
inefficacité. Trop d’État « tue l’État », comme « trop d’impôts
tue les entreprises » (faillites, délocalisations et découragement à la
création). Le problème est que les partis de droite n’osent pas amorcer le
moindre recul sur cette société socialisée. Raffarin ne devait en 2003
remplacer qu’un fonctionnaire d’État sur deux partant à la retraite. L’économie
attendue de 30.000 fonctionnaires (pour 59.800 partants sur 2.547.000 en
activité) s’est soldée en fait par une suppression limitée à
832 postes ! Ce sont les « partenaires sociaux », avec 7 %
de syndiqués, qui continuent à faire la loi dans la rue et les lois avalisées
par le parlement !
Historiquement, la droite savait relancer l’économie
et bien gérer les finances publiques, tandis que la gauche au pouvoir se
contentait de dépenser stérilement les richesses crées
au nom d’une sacro-sainte « redistribution ». Maintenant, les deux
grands partis de gouvernement alternent pour pratiquer, en dépit de leurs
déclarations, une même politique se traduisant toujours au final par plus de
bureaucratie et de socialisation improductive. Seules les règles européennes
viennent quelque peu ralentir notre « exception française » dans un
monde en proie à une forte concurrence entre pays et entreprises.
Vous avez choisi le slogan
« Libre pour Vichy »
J’ai refusé le qualificatif de « Sans
étiquette » qu’on voulait à toute force m’imposer. Mon étiquette, ce n’est
pas un parti. C’est mieux, c’est plus noble, c’est plus enthousiasmant. C’est
l’objet même de cette élection : c’est Vichy. Je voulais donc que
le nom de Vichy figure, comme sur mes deux livres (Vichy Deux millénaires
et Napoléon III bienfaiteur de Vichy), dans mon intitulé officiel et
qu’il reflète mon désir d’action pour notre ville. Quant au mot Libre
qui précède, il traduit parfaitement deux choses : mon indépendance vis à
vis des partis et ma réelle disponibilité.
Les représentants des partis ne manquent pas à cette
élection. Il seront au grand complet dans cette cantonale de Vichy Sud, avec huit
candidats d’appareils politiques : cinq à gauche (PC, LO, PS, PRG et
« les Verts »), et trois à droite (PR, UMP et Front national). Il ne
manque au final qu’un candidat MNR de Mégret (Jacques Mayadoux
se concentre sur sa liste régionale, en traitant son frère ennemi FN de « fausse
droite irresponsable ») et un Chasse-pêche-nature-traditions
(et plus, si affinités). Dans cette élection, je fais figure d’électron
libre. Je suis une sorte de FTP (Franc Tireur Particulier) et de LSD (Libre
Sans Dépendance). Ma candidature a donc l’avantage supplémentaire d’offrir un refuge
positif aux nombreux mécontents, déçus par des alternances sans résultats
et écœurés du manque de moralité d’une certaine classe politique.
Ils pourront ainsi émettre un « vote protestataire » utile pour
un homme de bonne foi, au lieu de s’abstenir, de voter blanc (= nul) ou de
donner à vide leur voix à un parti extrémiste (PC ou Front national) ou à des
Verts bien pâlichons.
Le mot « libre » recouvre aussi ma disponibilité
totale, face à des candidats fort occupés professionnellement et nantis le
plus souvent de mandats politiques (MM. Corne, Leca et Marien sont conseillers
municipaux à Vichy). Je m’amuse à me qualifier de « candidat
SDF » : Sans Double Fonction. Car, je suis, pour ma part, hostile au
cumul des mandats qui devraient se limiter au maximum à un local (outre dans
une petite commune de moins de 3.000 habitants) et un national. On ne peut
prétendre pouvoir tout faire en même temps, en tout cas correctement. Or, on
tourne en rond avec les mêmes personnes qui se contentent d’actes de présence à
quelques réunions. Si je suis élu, je n’aurai d’autres activités que de me
consacrer à ma nouvelle mission. Je suis prêt à prendre le bâton de pèlerin
pour aller vanter, par des conférences sur toute
J’ajoute enfin que ce mot libre me plaît
particulièrement. Il évoque autant les libertés individuelles que la
liberté économique qui sont les deux valeurs clés de notre temps. Hugo
disait : « Je ne suis pas un homme politique, je suis un homme
libre ». Le général de Gaulle avait aussi magnifiquement accolé cet
adjectif Libre au mot France pendant l’Occupation. Pendant la guerre froide,
les pays occidentaux étaient appelés « le monde libre », par
opposition à celui des dictatures soviétiques de Staline puis de Brejnev. En
1984, un programme du RPR, bien fait mais hélas peu suivi d’effets,
s’intitulait sobrement « Libres et responsables ». En 1999, Nicolas
Sarkozy, aujourd’hui le plus cohérent et courageux membre du gouvernement,
avait simplement titré son livre : « Libre ».
Quel jugement portez-vous sur
les autres candidats ?
Je les connais tous personnellement, à l’exception
de Françoise Collinet et de Daniel Taillandier. Les
docteurs Corne et Gay sont même des amis. Le titre de
médecin, qui est populaire pour une candidature, n’a jamais été un brevet de
compétence pour des actions publiques. Je ne veux en rien discréditer la
profession médicale, puisque mon propre père était médecin, et même un
chirurgien réputé. Il n’empêche que Christian Corne cumule déjà nombre de
fonctions électives (quatre, à ma connaissance : voir son portrait plus
haut), sans jamais avoir fait preuve de capacités particulières. Quelle audace
et quelle puissance physique et intellectuelle pour prétendre réclamer une
fonction supplémentaire : le Toujours plus que François de Closets déplorait en 1982 est encore bien
d’actualité ! De son côte, le Dr Gay, homme de
bonne volonté, est totalement dépourvu d’expérience en matière de gestion et de
politique.
Les deux principaux candidats de gauche, Michel
Marien et André Leca, sont aussi éminemment sympathiques. Il n’empêche qu’ils
représentent une idéologie qui se traduit toujours par un recul de l’économie
et du bien-être pour la majorité de la population (même si elle n’en est pas
toujours consciente). Le parti trotskiste Lutte ouvrière présente Françoise Collinet qui ne fera pas plus de dégâts parmi les
travailleuses et les travailleurs que leur « leaderette »
Arlette. Quant aux deux Daniel restants, Rondepierre est certainement un
écologiste de bonne foi et Taillandier défend aveuglément les couleurs d’un
parti communiste (le dernier d’Europe) que les Russes eux-mêmes ont chassé
après soixante-douze ans de dictature et d’une idéologie stalinienne
responsable de la mort de cent millions de personnes (bilan détaillé dans le Livre
noir du communisme, écrit en 1997 par Stéphane Courtois).
Enfin, Louis de Condé obtiendra 12 % des voix
émanant des rapatriés, anti-gaullistes de l’Algérie française, et des
mécontents de tous bords (chômeurs, ouvriers, classes moyennes et
intellectuels) déçus par les alternances molles de gauche et de droite. Les
protestataires utiliseront plus efficacement leurs bulletins (perdus de toute
façon) en se portant sur ma candidature, si c’est vraiment l’intérêt de Vichy
qui les anime en premier lieu.
Quel type de campagne
allez-vous entreprendre ?
Ceci dit, je ne suis pas candidat contre un autre
candidat, mais pour offrir aux électeurs le choix supplémentaire d’un candidat
plus compétent et motivé. Au niveau des médias locaux, ma candidature sera
inévitablement marginalisée parce que hors normes : « hors
partis ».
Je ne crois pas personnellement aux serrements de
main sur les marchés, ni aux réunions publiques où ne sont réunis que les amis
déjà tout acquis à votre cause et des détracteurs venus en espions. Les
affichages officiels enlaidissent inutilement les cités. Les professions de foi
adressées aux électeurs à la veille du scrutin ne changent plus rien aux
intentions de vote : elles ne font que coûter aux finances publiques (avec
une reproduction parfaitement inutile des bulletins de vote) par un
remboursement aux candidats ayant obtenu 5 % des suffrages exprimés, soit
2,5 % des inscrits du fait de la traditionnelle moitié d’abstentions.
C’est pourquoi, hormis une réunion publique le
vendredi 12 mars, ma principale source d’échanges d’informations et de contacts
auprès des Vichyssois sera ce site internet… et le
bouche à oreille sur l’existence de ce site. Ce serait une grande première
nationale si un « candidat internet » parvenait à être élu, seul
face à tous les partis officiels, face à huit appareils politiques financés
par l’État (c’est-à-dire nos impôts) et par
Pour le reste, je continuerai à vivre normalement,
sans me forcer à aller là où il y a du monde, des journalistes et des
photographes. La seule différence est que, dans les salles de spectacle et sur
les terrains de sports où j’aime aller, je vais inévitablement rencontrer
jusqu’à fin mars les autres candidats qui d’habitude n’y mettent pas les pieds…
Votre programme contient des
idées qui ne dépendent pas du Conseil général !
Mon programme comprend effectivement un grand nombre
d’idées destinées au développement de Vichy. Il y aurait lieu de donner un
ordre de priorité pour une réalisation étalée dans le temps. Car les ressources
municipales et départementales ne doivent pas augmenter. La pression fiscale
confiscatoire est la première cause de la mauvaise santé de l’économie
française et du chômage. Certaines de ces idées peuvent paraître relever plus
directement de la compétence de la mairie de Vichy ou de
Ce n’est pas moi qui ai créé ce système pyramidal de
subventions publiques où les instances s’empilent et où chacune doit étudier
(occupant moult fonctionnaires) un même dossier avant de décider du niveau de sa
participation financière.
Quant au rôle du département, outre l’aide financières aux projets des communes, il a tendance à être
réduit dans une fonction de gestion de l’action sanitaire et sociale. Il
détient heureusement quelques attributions en propre, notamment les collèges
(construction ou rénovation), les transports scolaires, les routes
départementales et le tourisme. Personne n’osant remettre en cause le nombre de
niveaux administratifs décentralisés, il reste à espérer que l’État organise
clairement la répartition des tâches avec les autres étages, sans superposition
(nombreux doublons aujourd’hui). Il est aussi souhaitable que le nouveau projet
de décentralisation du gouvernement Raffarin (loi sur les responsabilités
locales) accompagne les transferts supplémentaires de compétences par les
ressources correspondantes. La décentralisation ne doit pas aboutir à une
fiscalité locale accrue, de même que l’État devra supprimer les postes de
fonctionnaires dont l’activité sera confiée aux départements et aux régions.
Si vous êtes élu ?
Si je suis élu, il ne fait mystère pour personne que
je serai du côté de l’URB-UMP de Gérard Dériot :
avec la majorité s’il reste majoritaire, dans l’opposition si la gauche
l’emporte. Mais mon objectif de vendre Vichy (à Vichy
même, dans l’Allier et partout en France) restera le même. C’est l’intérêt conjoint de
l’agglomération de Vichy et du département de l’Allier. En complément à mon
activité officielle au sein du Conseil général, je n’hésiterai pas à payer de
ma personne : intervenir aux réunions-débats organisées par les organismes
publics et les associations, donner des conférences sur Vichy et l’Allier,
participer à des foires et salons. Une sorte d’ambassadeur, de « missi
dominici »… Je suis pleinement VVA (Vichy Val d’Allier) : Volontaire
pour Vendre l’Allier. Je ferai donc « plus et mieux » qu’un simple
1/35e de membre se bornant à aller voter pour son camp quelques fois
à Moulins !
Une action « commerciale » de ce type est
devenue indispensable pour Vichy. N’oublions pas que la ville n’a aucune
crédibilité auprès des pouvoirs publics nationaux. Le président
d’agglomération (René Bardet) est communiste, ce qui ne peut évidemment pas
rassurer les investisseurs privés (comme publics). Le député radical de gauche
(Gérard Charasse) est dans l’opposition au gouvernement. Le maire de Bellerive,
Jean-Michel Guerre, musicien de profession, est socialiste. Le maire de Vichy
(Claude Malhuret) a, hélas, perdu ses entrées dans la majorité de droite.
Brillant secrétaire d’État de Jacques Chirac en 1986, il n’a plus été sollicité
pour réintégrer le gouvernement : ni en 1993 avec Balladur, ni en 1995
avec Juppé, ni en 2002 avec Raffarin. Plusieurs de ses compagnons réformistes
des années 80 ont été éliminés de la vie politique, après des condamnations en
justice : Alain Carignon, François Léotard, Gérard Longuet et Michel Noir.
Il n’y a plus que le sénateur Gérard Dériot, président du Conseil général, à
pouvoir intervenir favorablement pour Vichy à un certain niveau. Sa rencontre
directe avec Raffarin en personne, le 3 mars à Matignon, le prouve. Mais il a
le souci de l’ensemble du département et de l’équilibre avec ses deux autres
pôles que sont Moulins et Montluçon. Il n’a pas non plus le temps ni la fibre
suffisamment vichyssoise (ancien pharmacien de Cérilly, au nord de l’Allier)
pour défendre avec patience et passion les intérêts propres à Vichy. L’élection
d’un pur Vichyssois, passionné pour la ville et fortement motivé à la
promouvoir, serait un plus, une vraie chance pour Vichy. Sans compter les
retombées médiatiques pour Vichy : un candidat élu seul contre tous !
Mais les Vichyssois ont parfaitement le droit de choisir un simple politicard d’apparence
sympathique, mais mou, dépourvu d’idées, aux ordres de son parti, ayant bien
d’autres choses à faire, bien d’autres préoccupations professionnelles et bien
d’autres ambitions politiques que le développement de Vichy.
Quel espoir avez-vous d’être
élu ?
Un
candidat est élu à partir de quatre critères :
1.
Compétent (capable, par sa formation ou son expérience).
2.
Avoir des projets cohérents, raisonnés et efficace.
3.
Disponible, pour s’occuper des projets, et motivé à les faire aboutir.
4.
Investi par un parti politique qui met à sa disposition des moyens
financiers.
À l’égard du premier critère, je n’ai aucun complexe
par rapport aux autres candidats. Je me baptise parfois « candidat
PPC QLA » : Pas Plus Con Que Les Autres. Sans fausse modestie,
j’aurais même plutôt le sentiment de posséder quelques atouts supérieurs. Sur
le second critère, je pense être le seul à présenter des projets concrets,
comme l’ouverture d’un vrai musée (projet clé en main), la rénovation du
Chastel Franc et de la maison Albert Londres (à acheter préalablement par la
mairie ou le département), la transformation du théâtre en plein air du COS
(inutilisé, en décrépitude), la réutilisation productive des multiples friches
industrielles, la création d’une école de journalisme au pôle Lardy, etc. Les
autres thèmes (défense de l’emploi, contournement de Vichy, centre thermoludique, actions sociales, etc.) sont heureusement
communs à tous les candidats. Sur la disponibilité en troisième lieu, je suis
le seul des candidats (susceptibles d’être élus) à être totalement libre de mon
temps et apte à pouvoir vendre la ville et m’investir complètement pour
l’ensemble du département.
Finalement, mon seul handicap (apparent) pour ces
cantonales est de ne pas bénéficier de la consécration d’un parti dit
« officiel ». La loi autorise heureusement à se présenter sans cette
« bénédiction » suprême, de cette couronne républicaine (pourtant non
synonyme de moralité !). Je suis lucide sur le fait qu’un candidat
indépendant est défavorisé, surtout par les médias (le journal
En effet, si je figure parmi les deux premiers
candidats au soir du premier tour, le dimanche 21 mars 2004, avec Christian
Corne ou un représentant de la gauche (André Leca, arrivé de justesse second en
1998 derrière Georges Frélastre, ou Michel Marien, seulement en 4e
position en 1998 derrière le Front national), j’ai toute chance d’être élu au
second tour. Face à Christian Corne, je bénéficierai des votes de droite
hostiles à Claude Malhuret (radicaux valoisiens et Front national) et de
nombreuses « sensibilités de gauche » reconnaissant ma bonne foi
dynamique dans le seul intérêt de Vichy. Face à un représentant du maintien
d’une économie collectivisée, je l’emporterai logiquement avec les voix de ceux
qui ont voté pour Corne et Gay, et encore avec l’apport des nombreux électeurs
de gauche qui ne sont pas non dénués de bon sens. Par contre, le docteur Corne,
estampillé mairie et droite pure sans disponibilité ni grosse imagination, est,
lui, bien moins placé pour gagner face à un candidat de gauche.
Si je n’arrive pas dans deux premiers, il sera ainsi
aisé de constater que notre démocratie est souvent étonnante : un candidat
éliminé au premier tour aurait été très probablement élu au second tour !
J’ai vécu cette situation aux législatives de juin 1988 où j’étais le suppléant
de Georges Frélastre. Nous avons été balayé au premier tour, loin derrière
Claude Malhuret et le Dr Lacarin, nos rivaux de droite. Pourtant, « notre
Jojo » (apprécié de tous à droite, et même dans certains milieux dits de
gauche) aurait sans aucun doute battu le socialiste Jean-Michel Belorgey au
second tour s’il avait pu atteindre, au tour initial, l’une des deux premières
places qualificatives. Georges Frélastre n’a certainement pas oublié ce
dramatique épisode pour lui. Mais il se croit aujourd’hui obligé de soutenir
« officiellement » le candidat de Malhuret, sans rancune envers ce
dernier qui a pourtant alors brisé tous ses rêves de carrière politique
nationale. Un autre cas, encore plus récent et plus probant, peut être évoqué.
Lionel Jospin avait de bonnes chances aux présidentielles de 2002 de battre
Jacques Chirac, empêtré dans les emplois fictifs de la mairie de Paris. Mais le
président sortant a eu une baraka incroyable. Le premier tour du 21 avril 2002
(un traumatisme pour la gauche qui n’a aucunement retenu le leçon, comme on le
voit aux présentes élections) a éliminé son seul vrai concurrent (Le Pen arrive
de justesse en seconde position) grâce à un afflux de candidatures totalement
superflues à gauche (Besancenot, Chevènement, Mamère et Taubira).
Vous savez, la politique est devenue maintenant trop
importante pour être abandonnée, les yeux fermés, aux mains des politiciens
professionnels et des fonctionnaires technocrates. Ils sortent tous du même
moule ou finissent par adopter la même « pensée unique » : une
démagogie coûteuse se traduisant inévitablement par des charges accrues sur le
secteur privé dynamique. Le système n’éclate pas que parce que chaque famille
comporte des fonctionnaires ou des personnes assistées. Il est temps d’apporter
un peu de fraîcheur, une vision aérée des choses, sortant des sentiers battus,
à cette situation dramatiquement figée.
Si vous n’êtes pas élu ?
Si je ne suis pas élu, j’espère que ma candidature
aura au moins fait avancer l’idée de la nécessité économique de créer un musée
de Vichy qui soit un vrai musée, tant pour protéger un patrimoine qui
disparaît que pour attirer et fixer les touristes. Au delà du concept, j’ai
pratiquement un « projet clé en main », avec emplacement (l’ancien site
de emballage aurait pu convenir), architecture du bâtiment (pour créer un
événement permanent : j’ai l’idée d’une architecture très originale qui
n’a nulle part été mise en oeuvre), nom et contenu des salles, animation
audio-visuelle, services annexes (librairie, bibliothèque, restauration), et
marketing de lancement et de promotion. Je n’en dévoilerai les modalités
concrètes de réalisation, consignées dans des écrits personnels, que lorsque
les collectivités locales montreront un réel intérêt pour ce projet.
C’est la seconde fois de ma vie que je mêle de
politique. La première fois, c’était il y a presque seize ans, par amitié pour
Georges Frélastre qui cherchait un suppléant aux législatives de juin 1988.
Aujourd’hui, c’est parce que je suis motivé et disponible pour promouvoir
Vichy, autrement mieux que ne le feraient les autres candidats, purs
politiques. J’ai approfondi, depuis deux ans, l’histoire de Vichy et sa réalité
actuelle sous tous les angles : politique, économie, culture, sports et loisirs.
Je suis prêt à mettre cette connaissance et surtout cette passion comme
« ambassadeur de la ville », au service de l’ensemble de l’Allier.
Cette attitude sentimentale, trop « fleur bleue », est sans doute
fort éloignée des pratiques politiciennes habituelles où l’étiquette semble
prévaloir sur la valeur et la sincérité des hommes (on a tendance à plus voter
pour le chapeau que pour ce qu’il y a dedans).
Si
les électeurs préfèrent choisir un candidat fade, de gauche ou débordé, parce
qu’issu d’un groupe politique squelettique, je retournerai à mes « chères
écritures », les sujets non traités étant légion, sur Vichy comme sur de
nombreux thèmes nationaux. Je peux aussi envisager de reprendre une nouvelle
entreprise ou de postuler à un poste salarié dans le développement économique,
le marketing, la formation, l’informatique ou le
judiciaire. Sans jouer les Achille qui retourne bouder
sous sa tente ou les Juppé qui part en restant, il est probable que je ne
troublerai plus la vie politique locale. D’un naturel plutôt heureux, je me
contenterai de soutenir, dans les associations locales qui me sont chères
(Alliance française, Amis de Napoléon III, Shave, Quartier thermal et Quartier
de France), cette idée de « vrai musée » qui me tient à cœur et dont
Vichy a réellement besoin économiquement.
1) Mensuel «
« Un poste très convoité »
« Aux alentours de la mi-décembre, nous avons
appris qu’Alain Carteret était sur le point d’annoncer sa candidature pour les
élections de Vichy Sud, le canton de Georges Frélastre, son mentor en
politique, frappé par la limite d’âge. Membre d’aucun parti, il se présenterait
non pas sous l’étiquette bonapartiste, comme son admiration pour Napoléon III
pourrait le laisser supposer (il vient d’ailleurs d’écrire un ouvrage sur cet
empereur), mais comme « candidat libre ». Rappelons qu’Alain Carteret
est ancien joueur de
2) Communiqué d’Alain Carteret au journal
«
« Je suis candidat à l’élection cantonale de Vichy
Sud, sous l’intitulé « libre pour Vichy ».
Libre à l’égard des partis politiques plus soucieux de la
conquête de postes que de la mise en oeuvre d’actions conformes à de prétendues
convictions. Mes projets pour Vichy sont, eux, clairement et dès à présent
affichés sur le site internet : http://perso.wanadoo.fr/carteret.
Libre pour me consacrer pleinement à l’exercice du mandat
en cas d’élection, sans aucun cumul avec d’autres fonctions, professionnelles
ou politiques.
Les électeurs jugeront quel est le candidat le
plus capable, imaginatif et disponible pour défendre les couleurs de la cité
thermale au Conseil général. »
3) Le quotidien «
Le lundi 19
janvier 2004, la page cinq de l’édition de Vichy du journal
4) Armand Chalus (PC)
et André Leca (PS) candidats
Le quotidien
Nous arrivons donc à un total de neuf
candidats déclarés : cinq à gauche (PC, LO, PS, PRG et « les
Verts »), trois à droite (PR, UMP et Front national) et un électron
libre, Alain Carteret.
Les électeurs auront donc
clairement le choix entre un membre des appareils politiques désigné sans
aucune démocratie interne, et un personnalité indépendante qui affiche une
forte motivation et des idées originales pour promouvoir Vichy, sans
l’arrière pensée d’un décompte national de voix.
5) Exit Chalus :
Daniel Taillandier, pour le parti communiste
Son collègue communiste René
Bardet, maire de Cusset et président de la communauté d’agglomération de Vichy
(VVA) a, lui, de réelles chances de l’emporter. Le tombeur de Gabriel Peyronnet
en mars
6) Merci aux autres candidats de Vichy Sud (28 janvier)
Alain Carteret tient à remercier ses
concurrents à l’élection cantonale de Vichy Sud pour leur fidélité à consulter
ce site. Ils ont raison, car les informations sont constamment tenues à jour.
Cela peut les aider grandement pour leur propre campagne. Ils sont même
encouragés à reprendre les thèmes qui figurent dans le programme du seul
« candidat hors partis ». Il n’y a aucune exclusivité pour les bonnes
idées. Par exemple, ils peuvent sans hésiter reprendre à leur compte le projet
d’un « vrai musée » de Vichy. De toute façon, l’auteur d’une idée
originale est toujours le mieux placé pour la faire aboutir et la mettre en
œuvre. Au delà du concept, il y a aussi et surtout les modalités concrètes
d’application.
7) Candidats URB (5 février)
Gérard Dériot, président du Conseil
général de l’Allier, dévoile la liste des candidats estampillés URB (Union
Républicaine pour le Bourbonnais, actuellement majoritaire). Outre la
désignation déjà connue du Dr Christian Corne à Vichy Sud, il est confirmé que
ce sera Florence Blay qui affrontera René Bardet sur
son canton de Cusset Nord (comprenant l’essentiel de la commune de Cusset).
Éric Paulet, le leader du groupe d’opposition au
Conseil municipal de gauche de Cusset, est ainsi écarté au profit de la jeune
femme (35 ans). Ce dernier a refusé la proposition de se déplacer sur Cusset
Sud (composé de communes rurales au sud de Cusset). Du coup, le canton de
Cusset Sud est le seul du département où la majorité URB-UMP n’a pas trouvé de
candidat ! La présence de l’intouchable député Gérard Charasse explique
évidemment cette désertion. Éric Paulet se présentera
néanmoins, sans investiture, sur Cusset Nord où il dispose d’une excellente
image par l’activité qu’il déploie sur le terrain depuis plusieurs années. Il
garde de bonnes chances d’être présent au second tour.
Sur les autres cantons de
l’arrondissement de Vichy, le conseiller général sortant Jean-Jacques Rozier se représente naturellement à Escurolles (canton qui
devrait être plus clairement rebaptisé « Bellerive », puisque
Escurolles n’est par sa population que la 8e des 13 communes du
canton : 657 habitants, contre 8.448 à Bellerive), tandis qu’au Mayet de
Montagne un François (Szypula) chasse l’autre
(Lacoste) qui a préféré être candidat (en 5e position éligible) sur
la liste de droite Giscard-Malhuret aux régionales.
Il est oublié le temps où le dynamique patron-fondateur
de NSE (600 salariés) avait, comme suppléant de
Belorgey, fait mettre le genou à terre à Frélastre, Lacarin et Malhuret aux
législatives des 5-12 juin 1988 !
8) L’argent noir des politiques : ça
continue !
Le numéro 149 de février 2004 du
mensuel économique Capital publie une enquête de 19 pages sur les
financements occultes des partis politiques, en dépit de la loi de 1995. Le
journal multiplie les preuves sur les dérives et autres rétro-commissions
qui touchent tous les partis : marchés publics, grands contrats, emplois
fictifs (notamment dans les syndicats), fondations, comités d’entreprise,
journaux électoraux, etc., … toutes les combines sont bonnes pour alimenter les
caisses. On apprend que, si Arlette Laguiller roule en vélomoteur, son parti
Lutte Ouvrière dispose d’un château ! L’éditorial du rédacteur en chef, Jean-Joël Gurviez, réclame en
page 4 « l’urgence de réformes » pour en finir avec ces ponctions qui
font « le miel des démagogues extrémistes ».
9) Candidats enseignants au PRG (7 février)
10) Succession indécise
Les six cantons renouvelés sur
l’arrondissement de Vichy (2 Vichy, 2 Cusset, Escurolles et Le Mayet) font
l’objet d’un article en page Allier (page 3, à droite) dans l’édition du
quotidien
Le qualificatif unique d’écrivain
attribué à Alain Carteret fait allusion à ses livres sur l’histoire de Vichy et
Napoléon III. Le candidat aurait préféré que soit mis en évidence la trentaine
d’années passées dans l’économie productive comme cadre et chef d’entreprise.
11) Jean-Claude Gay, candidat radical :
régional et/ou national ?
Un article de
12) Les candidats « Tu m’as vu ? »
Certains candidats aux cantonales
sur Vichy Sud font, depuis quelques semaines, la chasse aux photos publiées
dans le journal
13) L’URB « nette », mais graphiquement
Le quotidien
Christian Corne dit de lui, sur ce
site web (le même texte reproduit dans sa riche brochure), qu’il est médecin,
âgé de 57 ans et « maire adjoint » au thermalisme, ce qui est abusif
puisqu’il n’est « qu’un des adjoints au maire » délégué au
thermalisme. C’est tout. Aucun mot sur son passé familial, étudiant,
professionnel, sportif (éventuel) ou politique. Rien sur ses idées
personnelles, en matière de société, d’économie et d’institutions. La moindre
des choses pour un candidat qui se présente à une élection serait de « se
présenter », autrement que par l’âge, la profession et une fausse
allégation. Cela aurait été un minimum de courtoisie vis à vis des électeurs
qui veulent quand même savoir pour qui ils votent ! Corne confirme ensuite
son intention de conserver ses trois actuels mandats locaux et nationaux dans
le domaine du thermalisme : le talent humain n’a point de limite ! À
quelques fautes de français près (« la plupart » est normalement
suivi d’un verbe au pluriel), l’édito de Corne n’annonce pas, hormis le centre thermoludique (idée partagée par tous les candidats et déjà
engagée par la communauté d’agglomération), un seul projet précis sur Vichy.
Vichy qui n’est à ses yeux, écrit-il, que « l’un des plus beaux
fleurons du département » : Alain Carteret affirme lui, avec
fierté, que Vichy est « le premier fleuron » du département.
Christian Corne annonce ses « engagements pour le canton de Vichy
Sud ». Comme si on pouvait segmenter brutalement la ville en deux, et la
ville de l’agglomération qui l’entoure ! Son prétendu « projet pour
le canton », repris par
Revenons au texte du site URB. Il est
fatigant, pénible à lire par la petitesse des caractères et par leur couleur
blanche sur fond sombre (bleu foncé), ce qui est fortement déconseillé dans
toutes les écoles de communication pour des documents longs. Le déroulement des
lignes par flèches de défilement est d’une lenteur moyenâgeuse et franchement
décourageante. Le souci d‘un pur esthétisme l’emporte visiblement sur la
lisibilité du contenu. Bref, l’URB essaie de « paraître jeune et
tendance » (en dépit de son slogan éculé « Ensemble ») en
ne jouant que sur la forme. Est-ce pour masquer un défaut de fond ?
On peut en effet le craindre. Le
site « Majorité départementale » présente joliment son projet « Ensemble,
pour réussir l’Allier ». Ce projet se borne aux éternels et vagues
objectifs (aucune suggestion précise), communs à tous les partis (aucune
différenciation visible). Il promet d’arroser tout le monde sans
distinction : tous les âges (de la petite enfance aux aînés), toutes les
professions (des agriculteurs aux entreprises), tous les secteurs (de
l’éducation à l’environnement), tous les défavorisés (des handicapés aux
exclus). Personne n’échappe au grand cœur URB, plein d’argent en poche pour
financer ces promesses… sauf la ville de Vichy qui n’est même pas mentionnée
dans les « pôles culturels » à développer. Par contre, le tirage
papier du site URB pour chaque candidat, est superbe, bien en phase avec la
santé financière des partis au pouvoir. Cette brochure luxueuse (rien
que douze pages A4 recto-verso, tout en
couleur !) ridiculise les tracts et prospectus des autres pauvres
candidats contraints à assurer souvent eux-mêmes la distribution en boîte à
lettres. Ce verbiage, de haute et dispendieuse qualité graphique, n’a même pas
été imprimé dans l’Allier, en contradiction flagrante avec le premier
engagement du programme de « développer le territoire ». Alain
Carteret, Michel Marien et Daniel Rondepierre sont les seuls candidats de Vichy
Sud à avoir confié l’impression de leurs documents électoraux à une
entreprise de Vichy, située sur le territoire de Vichy Sud : l’imprimerie
Vidal, à
Ajoutons que, sur douze grandes
pages 21 x
Concluons en rappelant que le site
sur lequel vous vous trouvez existe, lui, depuis 1999. Sa rubrique
« cantonales Vichy Sud », en page d’accueil, donne des informations
objectives sur ces élections depuis le 1er janvier 2004,
c’est-à-dire depuis plus de deux mois. Il regorge, lui, de propositions
concrètes, plus utiles pour l’avenir de Vichy qu’une
vide opération de pur marketing électoral.
14) A
Le mensuel indépendant « A
Alain Carteret, le chef
d’entreprise (et historien à ses heures : « Est-ce un
défaut ? », écrirait Denis Tillinac, ami d’enfance d’Alain
Carteret) que certaines mauvaises langues accusaient d’être en connivence avec A
15) À
La clôture du dépôt officiel des candidatures a eu
lieu le jeudi 4 mars 2004 à midi en préfecture de Moulins. Un total de 114 candidatures
(dont 25 femmes = 22 %, la parité ne pouvant exister pour un scrutin
uninominal), soit un quart de plus qu’en
La majorité URB (20 sièges contre 15 à la gauche
depuis le 18 mars 2001) ne risque donc pas de perdre sa prédominance, même si
les élections intermédiaires (mid-term, disent
les Américains) sont en principe défavorables aux partis au pouvoir (le fameux
« vote sanction »). Pour rependre la majorité, la gauche devrait
conserver ses onze cantons à sortants de gauche (faire un
« sans-faute ») et gagner au moins trois des sept cantons à sortants
de droite (elle aurait alors 18 sièges et 17 pour le droite). L’URB dirige le
département depuis 1982 (à l’exception des trois années du communiste Mairal de 1998 à 2001), soit un bail de 19 ans sur les 22
dernières années. La droite peut même améliorer sa représentation, quel que
soit le résultat à Vichy Sud où un candidat de droite (Alain Carteret ou
Christian Corne qui pourraient bien se retrouver face à face au second tour)
est logiquement favori (2/3 des voix pour les candidats de droite aux premiers
tours de 1992 et 1998). Du reste, Gérard Dériot serait gagnant pour le
département à accueillir un Carteret plein de punch et d’idées, plutôt qu’un
« toutou malhurisé ».
Pour le canton de Vichy Sud, il y a neuf candidats
dont huit « candidats officiels », inféodés aux partis
politiques (voir plus haut une présentation objective des neuf candidats). Ce
nombre de neuf candidats (deux de plus qu’en 1998) est supérieur de moitié à la
moyenne de 6,3 candidats par canton. La compétition sera donc très
ouverte, serrée et rude à Vichy. Les cinq candidats des partis de gauche (LO,
PC, Verts, PS et MRG) et les trois candidats des partis de droite (Radical
valoisien, URB-UMP et Front national), ne seront contrariés que par un électron
libre : Alain Carteret, classé (à juste titre) « DVD »,
c’est-à-dire Divers droite. Lutte d’un pot de terre contre huit pots de
fer ? Gare aux surprises, le dimanche 21 mars ! Lire attentivement
l’interview qui suit…
15) Lundi 8 mars : ouverture de la campagne
La campagne électorale pour les élections cantonales
des dimanches 21 et 28 mars 2004 est officiellement ouverte le lundi 8 mars.
Une commission dite « de propagande » est constituée en mairie de
Vichy pour fixer et suivre la bonne application des règles électorales sur le
canton de Vichy Sud.
Permanences
d’Alain Carteret : Présence d’Alain Carteret, candidat
« Libre pour Vichy », seul candidat « hors partis »
Ø
« Pause café », 54 passage Clemenceau
à Vichy : de 17 heures à 18 h 30, chaque jour
Ø
Permanence téléphonique : 04.70.31.80.67
(répondeur, si absence momentanée)
Ø
Dialogue par mails sur internet - Adresse : a.carteret@wanadoo.fr
Ø
Programme complet et historique du canton sur le site
web (vous y êtes) : Http://perso.orange.fr/carteret
(le faire savoir autour de vous – Bien noter qu’il n’y a pas les trois www en
tête)
Grande réunion publique d’Alain
Carteret (« Libre pour Vichy ») :
Vendredi 12
mars, à 18 h 30, à la salle des fêtes de Vichy.
Il
faut s’attendre à une réunion « non conventionnelle », sortant des meetings
électoraux classiques !
Pas de musique, ni de majorettes : allez plutôt
soutenir
Pas de pot en fin de réunion : information
honnête, sans essayer de soudoyer les électeurs !
16) Vendredi 12 mars : Grande réunion
Carteret
Les affiches d’Alain
Carteret, de couleur bleue, ont été placées le mercredi 10 mars sur les onze
emplacements prévus à cet effet (panneau numéro 7) sur le secteur de Vichy
Sud : rue Sainte-Cécile (le long de l’église
Saint-Louis), face à
La réunion publique d’Alain Carteret a lieu le
vendredi 12 mars à 18 h 30, à la salle des fêtes de Vichy. Malgré trois
courriers, le journal
17) Mercredi 17 mars : documents électoraux
reçus
Les 8.629 électeurs de Vichy Sud reçoivent dans
leurs boîtes à lettres, le mercredi 17 mars, les « documents de
propagande » : professions de foi (format A4 : recto et verso
utilisable) et bulletins de vote (envoi coûteux et parfaitement inutile). Il se
confirme que le candidat URB a bien utilisé une imprimerie située hors de Vichy
et même hors du département de l’Allier dont il prétend défendre les intérêt
des entreprises : Fusium, à Lezoux dans
le Puy-de-Dôme ! Alain Carteret, Michel Marien et Daniel Rondepierre ont,
eux, fait appel aux services de l’imprimerie Vidal, à
Le soir, Michel Marien organisait une réunion, sans
invectives, au cinéma Le Mat, rue Sornin. De
son côté, Christian Corne se produisait dans la grande salle des fêtes de
Vichy. Il a pu bénéficier des brillantes prestations de Claude Malhuret,
Gabriel Maquin et Jojo Frélastre (apparent supporter), venus à son secours pour
suppléer la faiblesse de ses projets pour Vichy. Le journal
18) Scandaleux :
Le jeudi 18 mars,
§
Rencontres d’Alain Carteret, au lieu de « Rencontres avec
Alain Carteret » dans le texte apporté rue Louis-Blanc.
Jean-Claude Gay et Louis de Condé bénéficient heureusement du titre plus correct
de « rencontre avec ».
§
Candidat « hors partie » (sous-entendu : hors jeu
= pas dans le coup), au lieu de « hors partis » (= en dehors
des partis politiques). Pourquoi ne pas avoir transformé en « sans
parties » avec un « s » final, pendant qu’on y était !
§
Permanence jusqu’au jeudi et vendredi 19 mars, au lieu de
« ce soir jeudi 18 et vendredi 19 ».
Et encore, ces transformations (innocentes ? à
l’égard de celui qu’on se borne à présenter en écrivain, négligeant ses projets
concrets pour Vichy et mésestimant ses trente années de vécu en entreprises) ne
sont qu’une goutte d’eau à côté du scandale constitué par le reportage du
journal en haut de la page 4 du même jour, jeudi 18 mars 2004. Il porte sur
la taille et l’emplacement des photos des candidats de Vichy Sud.
Tout cela est proprement scandaleux ! Le
législateur s’efforce de fixer des règles strictes (quoique bien
imparfaites : voir plus haut les anomalies des modalités des élections
cantonales) pour placer les candidats dans de strictes conditions d’égalité.
Profitant de la faille de l’absence de législation pour les organes de presse
écrite,
Alain Carteret a aussitôt
rédigé la lettre de protestation suivante au journal
« J’élève une vive protestation à l’encontre du
reportage photographique qui accompagne le texte de présentation de l’élection
cantonale de Vichy Sud, à la page 4 de votre édition du jeudi 18 mars 2004. Les
photos des neuf candidats n’ont pas du tout la même superficie, du fait de leur
hauteur, alors que la règle élémentaire de stricte égalité est normalement
respectée dans les deux articles situés au-dessous pour les cantons d’Yzeure et
de Souvigny. Je dispose, comme par hasard, de la taille la plus petite (juste
Alain Carteret est reçu, le jeudi 18 mars à 15 h 20,
par le responsable de l’agence
19) Réunions Leca et Bonté : jeudi soir 18
mars
André Leca, candidat socialiste à Vichy Sud,
organisait jeudi soir sa grande réunion à la salle des fêtes de Vichy. Plutôt
beau gosse et charmeur, il vaut mieux le voir en vrai que sur ses documents
électoraux où il affiche un visage d’une tristesse jospinienne. Le marketing du
« candidat sourire » Corne est tout de même plus plaisant et vendeur.
Pierre-Joël Bonté, leader socialiste
aux régionales, prend le relais à 21 heures. Cet ancien Vichyssois, né le 27
décembre 1946, était déjà surnommé « Bonté divine » à l’institution Saint-Dominique qu’il a fréquentée avant d’aller au lycée
de Presles. Dans un style clair et incisif, il a critiqué les 18 années de
Giscard à la tête de la région, synonymes pour lui de « promesses non
tenues » (malgré son fabuleux carnet d’adresses) et de « dépenses
somptuaires » au profit exclusif de la région clermontoise. La droite de
l’UMP et le gouvernement de Raffarin sont accusés d’ « extra ultra-libéralisme », avec des propos contre les
profits des entreprises dignes de Karl Marx et d’Arlette Laguiller. Pour
remplacer la perte continue des emplois industriels, sa proposition de créer
des emplois dans la fonction publique, les services publics, les collectivités
publiques et les associations de solidarité ne ferait-elle pas qu’aggraver
encore le mal par une fiscalité accrue pesant sur le secteur productif
restant ? Le secteur privé peut bien crever, du moment que la
collectivisation et la syndicalisation du pays se renforcent !
20) Appels à voter : vendredi 19 mars
Alain Carteret est, lui, soutenu par de purs
Vichyssois (comme lui) qui sont bien plus nombreux que les deux élus précités,
que quelques membres d’un parti se comptant sur les doigts d’une main et que
des leaders socialistes étrangers à la ville. Particulièrement sensible à un
minimum d’égalité de traitement entre candidats, il a donc remis en début
d’après-midi au journal
« Le Comité de soutien d’Alain Carteret, composé
d’anciens élèves de Saint-Do et du collège de Cusset,
de nombreux salariés de
Ils savent que, quoique candidat hors partis,
« il est le meilleur pour promouvoir Vichy, par sa connaissance, sa
passion et sa disponibilité pour la ville, et pour défendre l’emploi dans
l’agglomération, par ses trente années passées en entreprises et son programme
incluant notamment le projet clé en main d’un vrai musée de Vichy ».
Ce texte n’est pas paru le samedi 20 mars dans
l’édition de
Conformément à la jurisprudence du Conseil d’État,
ce site Internet ne sera plus modifié avant lundi prochain 22 mars 2004.
Figureront alors les résultats et des informations pour le second tour où la
présence d’Alain Carteret donnerait une bouffée d’air à la démocratie locale et
un espoir pour une bien meilleure promotion de Vichy dans l’intérêt de tous.
En attendant, bon vote et bonne chance à
21) Résultats du premier tour : dimanche 21
mars 2004
Les vœux sont exaucés :
La concomitance (le télescopage, avec confusion
parfois) des cantonales avec les élections régionales, que la gauche a
politisées au plan national (réclamant un « vote sanction »),
explique la large préférence donnée, à Vichy comme partout en France, aux
« candidats officiels » soutenus par les deux grands partis de
gouvernement : le PS, dopé par la victoire espagnole uniquement due à
l’attentat terroriste du 11 mars à Madrid, et l’UMP qui a resserré les rangs
des partisans de la droite classique face à l’hostilité de toutes les autres
formations politiques anti-gouvernementales.
|
21 mars 1998 (1er tour) |
Voix |
% |
1 |
Christian
Corne (URB-UMP) |
1 351 |
29,75 % |
2 |
André
Leca (PS) |
877 |
19,31 % |
3 |
Michel
Marien (PRG) |
626 |
13,79 % |
4 |
Louis
de Condé (FN) |
593 |
13,06 % |
5 |
Alain
Carteret (DVD) |
287 |
6,32 % |
6 |
Daniel
Rondepierre (Verts) |
279 |
6,14 % |
7 |
Jean-Claude
Gay (Radical) |
259 |
5,70 % |
8 |
Daniel
Tallandier (PC) |
139 |
3,06 % |
9 |
Françoise
Collinet (LO-LCR) |
130 |
2,86 % |
|
EXPRIMÉS |
4.541 voix |
Deux constatations s’imposent d’emblée à la lecture
de ces résultats :
1.
Christian Corne fait un score remarquable, approchant les 30 %
et supérieur de 3,52 % à celui obtenu par Georges Frélastre, il y a six ans.
2.
André Leca devance largement de 5,52 % le PRG Michel Marien (pourtant
favori).
La leçon du 21 avril 2002 (éparpillement suicidaire) a bénéficié au candidat
socialiste.
Le second tour opposera donc, dimanche prochain 28
mars 2004, Christian Corne (droite) à André Leca (gauche), comme
22) Le Figaro du lundi 22 mars
La quotidien Le Figaro
publie le lundi 22 mars, page spécial 3, la totalité des résultats des
cantonales en France. Il se trouve que, pour Vichy Sud, il oublie un seul des
neuf candidats : Alain Carteret. Le nombre des voix attribué aux huit
candidats cités est rigoureusement exact ; mais les pourcentages sont tous
faux puisque les 287 électeurs d’Alain Carteret ne sont pas pris en compte.
Est-ce à dire qu’il y aurait collusion entre le local
23) Remerciements d’Alain Carteret : mardi
23 mars
Alain Carteret a remis, lundi 22 mars à 11 heures du
matin, la « lettre de remerciements » suivante au journal
Je remercie de tout cœur les
Vichyssoises et les Vichyssois qui m’ont apporté leurs suffrages à l’élection
cantonale de Vichy-Sud, le dimanche 21 mars 2004.
Ils ont exprimé avec amitié et
lucidité leur choix pour un « Vichyssois de toujours », pleinement
motivé et disponible pour promouvoir Vichy et son agglomération, sans
arrière-pensée de carrière politique personnelle.
Ils ont aussi soutenu, par leur vote, ses projets
concrets dont l’idée d’un « vrai musée de Vichy », indispensable pour
assurer la préservation du riche patrimoine de la ville, une meilleure
connaissance culturelle de l’histoire de Vichy et une fréquentation touristique
accrue et prolongée de la station au profit des entreprises locales et de
l’emploi.
Nul n’est prophète en son pays. Le
suffrage universel a préféré retenir, pour le second tour à Vichy-Sud,
deux candidats d’appareils politiques. Leurs partis ne cessent au gouvernement,
par leurs politiques fiscales affaiblissant sans répit la compétitivité des
entreprises et accroissant en conséquence le chômage, de renforcer ou de
maintenir une société trop collectivisée. Néanmoins, le 28 mars, le docteur
Christian Corne sera le candidat le moins à gauche économiquement
et le plus à même d’apporter des solutions positives pour l’avenir. Je souhaite
donc, pour ma part, qu’il représente notre cité thermale au sein du Conseil
général de l’Allier et que l’URB préserve et même améliore sa majorité à
l’assemblée départementale. En bon démocrate, je sais que chaque électeur
reste naturellement libre de se prononcer pour le candidat de son choix.
L’incorrigible
24) Résultat du 2e tour Vichy Sud (28 mars
2004) : Corne (URB) élu
21 mars 1998 (1er
tour) |
Voix |
% |
2e tour : 28 mars 2004 |
|
Christian Corne (URB-UMP) |
1 351 |
29,75 % |
2.449 |
53,26 % |
André
Leca (PS) |
877 |
19,31 % |
2149 |
46,74 % |
Michel
Marien (PRG) |
626 |
13,79 % |
|
|
Louis
de Condé (FN) |
593 |
13,06 % |
|
|
Alain
Carteret (DVD) |
287 |
6,32 % |
|
|
Daniel
Rondepierre (Verts) |
279 |
6,14 % |
|
|
Jean-Claude
Gay (Radical) |
259 |
5,70 % |
|
|
Daniel
Tallandier (PC) |
139 |
3,06 % |
|
|
Françoise
Collinet (LO-LCR) |
130 |
2,86 % |
|
|
EXPRIMÉS |
4 541 (8.263 inscrits) |
4.598 (plus 57 sur 1er
tour) |
Christian Corne (URB-UMP) est élu conseiller général
de Vichy Sud avec 53,26 % des suffrages exprimés, soit exactement
300 voix de plus qu’André Leca (PS). Le fait qu’il n’y ait eu que 57
suffrages exprimés supplémentaires par rapport au premier tour du dimanche
précédent 21 mars laisse à penser que, outre un excellent report des voix des
candidats éliminés tant à gauche (Marien, Verts, PC et LO) qu’à droite
(Carteret et Gay), environ 3/4 des électeurs du Front national ont voté à Vichy
pour le candidat de la droite gouvernementale. À moins que nombre de Lepénistes
ne soient pas allés aux urnes et qu’ils aient été remplacés par des
abstentionnistes du premier tour très favorables à la droite ? Nul ne le
saura jamais…
Le résultat des cantonales 2004 sur l’Allier se
limite à la perte d’un seul siège (sur 7 renouvellements de cantons à droite)
pour l’URB majoritaire du président Dériot : le canton du Montet détenu par le député Yves Simon battu par la
communiste Lacarin. La majorité de droite est seulement réduite de 20 à 19
membres sur 35 conseillers généraux. La gauche, qui a conservé ses 11 sièges
soumis à renouvellement, comprendra désormais 16 membres à l’assemblée
départementale : 7 PC, 6 PS et 3 PRG (Gérard Charasse réélu à Cusset Sud,
Dominique Chassenieux et Jacques Cortez
dont les cantons n’étaient pas renouvelés).
Le jeudi 1er avril 2004, Gérard Dériot
est reconduit à la présidence du Conseil général de l’Allier. Sur les dix
vice-présidents désignés, aucun ne représente Vichy, la plus belle ville et le première agglomération du département. Cela ne fait que
confirmer le bien-fondé de la candidature d’Alain Carteret qui, s’il avait été
élu, aurait nécessairement obtenu (en contrepartie se son soutien politique à
la majorité Dériot) un de ces postes pour mieux défendre Vichy.
25) Régionales du 28 mars
2004 : Giscard au tapis
Pour la région Auvergne, la liste gauche plurielle
de Pierre-Joël Bonté l’emporte (30 élus) sur
celle de Valéry Giscard d’Estaing (17 élus), avec 52,65 % des
suffrages exprimés. VGE perd la région qu’il présidait depuis 18 ans.
Il avait promis en 1998 qu’il se présentait pour la dernière
fois. Est-ce le « combat de trop » pour l’ancien président de
L’ancien président n’aurait pas connu cette
déconvenue finale si le Parlement avait voté la suggestion d’Alain Carteret
(émise en 1999) d’interdire toute candidature à ceux qui ont dépassé les 70 ans
à la date d’une élection ! VGE, blessé dans son orgueil comme au soir du
10 mai 1981 (il a attendu deux jours avant de remercier ses électeurs !),
se consolera sans peine avec l’Europe, l’Académie française, l’écriture de ses
mémoires et probablement (aux dires de son fils Louis) le Conseil
constitutionnel dont il membre de droit depuis 1981.
La seule consolation pour Vichy est que PJB, le
nouveau président du Conseil régional d’Auvergne, prendra sans doute plus soin
de Vichy que VGE ne l’avait fait. Pierre-Joël Bonté
a, en effet, passé les vingt premières années de sa vie à Vichy (où il est né)
et s’est montré très attentif aux difficultés de l’agglomération lors de ses
meetings. Giscard a implanté sur Clermont des infrastructures concurrentes à
Vichy et n’a pas repris, dans son programme aux régionales, le projet d’Alain
Carteret (créer un « vrai musée de Vichy ») dont son adjoint Claude
Malhuret n’avait sans doute pas manqué de l’informer. Il est vrai que la droite
a abandonné la culture à la gauche médiatisée par Jack Lang, à tel point
qu’elle sait même plus reconnaître un projet économique moteur d’emplois
derrière une initiative d’apparence culturelle !
26) Conclusion partielle…
Cette rubrique « Cantonale Vichy Sud 21-28 mars
2004 », ouverte le 1er janvier
Par souci de transparence, la rubrique sera
intégralement conservée sur le site. Basculée en barre de navigation le 31 mars
2004, elle permettra à ceux qui aiment Vichy ou qui veulent mieux connaître la
ville d’avoir une vision actualisée des réalités du Vichy d’aujourd’hui.
C’est un complément nécessaire aux chapitres
purement historiques de ce site, le passé ayant pour première fonction
d’éclairer le présent.